CHAPITRE DIX-NEUVIÈME Le douzième conte du docteur SamCependant, grâce à Dieu, les traces de l’accident arrivé à Marie disparaissaient de plus en plus. Elle marchait sans douleur et sans difficulté ; elle faisait chaque après-midi une promenade dans le jardin du Luxembourg et reprenait toutes ses habitudes. Le printemps commençait, les soirées devenaient plus courtes et moins froides ; néanmoins nous continuions à nous réunir chaque jour chez M. de Moronval. Le docteur Sam ne manquait jamais d’arriver à huit heures sonnantes, avec son chien. Je dois dire pourtant que, depuis huit jours, il se montrait mystérieux et préoccupé. Il échangeait des regards d’intelligence avec madame de Moronval, et lui disait sans cesse des mots à voix basse. Enfin, nous surprenions parfois sur ses lèvres

