XXXIIM. le baron Raoul de Saunières, en vrai gentilhomme qu’il était, était esclave de sa parole. Il avait promis à Baptiste de n’ouvrir sa lettre qu’à huit heures et demie : il attendit. Pendant qu’il procédait à sa toilette du matin, on sonna à sa porte. C’était un de ses voisins, un vieux colonel espagnol, ancien aide-de-camp de Zumalacarreguy, qui logeait dans l’hôtel, et qu’il avait rencontré, deux jours auparavant, chez madame de Guérigny. La fidélité de don Francesco y Borgas, – c’était son nom, – avait ouvert au colonel toutes les portes du faubourg Saint-Germain, et il dînait une ou deux fois par semaine chez la mère de Blanche. – Bonjour, colonel, dit le baron en le voyant entrer. Qui me vaut le plaisir de votre visite matinale ? – Je vous ai cherché hier, monsieur le baron

