IIIMa tante ne se trompait pas, quelques mois s’étaient à peine écoulés que François avait repris ses mauvaises habitudes. Voyant que ses bons procédés et ses conseils, ne pouvaient rien sur lui, elle pensa qu’en lui imposant de nouveaux devoirs, il s’amenderait peut-être. Par suite de son idée, un soir que, par hasard, François était reste à faire la veillée avec nous ; elle quitta son rouet de meilleure heure que de coutume, vint avec sa petite chaise s’asseoir au feu entre nous deux, et nous prenant à chacun une main : – Mes enfants, dit-elle, je vous ai soignés et élevés de mon mieux, j’ai tâché de faire de vous de bons chrétiens et d’honnêtes gens, comme je m’y étais engagée envers vos parents, mais ma tâche n’est qu’à moitié faite, il faut que je l’achève. Je me fais vieille, je ne

