VJe n’avais jamais voulu avoir de chien, à cause de ma tante, à laquelle il fallait beaucoup de silence, puis aussi à cause des enfants, qui les tourmentent souvent. Mais, cette fois, la compassion l’emporta, et m’approchant le plus possible, je cherchai, avec l’aune que je tenais à la main, à attirer vers moi la pauvre bête. Le petit rusé ne se le fit pas dire deux fois, allez ; dès qu’il sentit le bout de mon bâton, il s’y cramponna de telle sorte que rien n’aurait pu le faire lâcher. Une fois amené près de la rive, je le pris dans mes mains ; l’eau lui coulait de partout. Après l’avoir essuyé de mon mieux, je le mis contre ma poitrine, entre mon gilet et ma chemise. Il tremblait que ça faisait pitié. Quand j’arrivai à la maison, il était devenu si tranquille que je le croyais mort ; mai

