Chapitre 4

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Ndella se tient devant le miroir de la chambre d’hôtel, le regard vide. Ses mains tremblent légèrement alors qu’elle détache son bracelet. Ce client est un habitué, un homme exigeant qui ne supporte pas les retards. Pourtant, ce soir, quelque chose semble différent. Ndella (pensées) : Qu’est-ce que je fais encore ici ? Je pensais que ça allait devenir plus facile avec le temps… Mais maintenant, chaque fois que je suis sur le point de… c’est comme si Aziz était là, à me regarder. À quoi il penserait s’il savait que je suis ici, prête à me vendre une fois de plus ? Elle ferme les yeux un instant. L’image de l’imam lui vient soudain : son calme, sa voix grave lorsqu’il lui lit un passage du Coran, ses mots emplis de patience et de conviction. Client (impatient, derrière la porte) : — Ndella ! Qu’est-ce que tu fais ? Tu penses que j’ai tout mon temps ? La voix brusque la tire de ses pensées. Elle secoue la tête, tente de se concentrer, mais son cœur s’emballe. Ndella (à elle-même, murmurant) : C’est juste un autre client… Comme les autres… Pourquoi je panique ? Elle retire lentement son haut, mais à peine a-t-elle posé ses doigts sur le bouton de son pantalon qu’une vague de nausée l’envahit. Elle se revoit, quelques jours plus tôt, récitant maladroitement une sourate devant Aziz, qui l’avait encouragée d’un sourire sincère. Ndella (pensées) : Et si Aziz avait raison ? Et si je valais mieux que ça ? Si j’arrêtais… Mais comment je vais rembourser cette dette ? Et si… Elle s'assit brusquement sur le lit, la tête entre les mains. Client (furieux, entrant dans la pièce) : C’est quoi ton problème, Ndella ? Je paye pour un service, pas pour te regarder rêvasser ! Elle lève les yeux vers lui, déstabilisée. Il s’approche, les sourcils froncés. Client : Tu crois que je vais rester là toute la nuit ? Si tu veux pas bosser, dis-le, mais rends-moi mon argent ! Un frisson de panique traverse son corps. Elle hésite, les mots lui manquent. Ndella (faiblement) : Je… je peux pas. Client (sarcastique) : Tu peux pas ? T’as déjà pris mon argent, Ndella. Maintenant tu fais ton boulot, ou je m’assure que tout Dakar sache que t’es une arnaqueuse. Elle se lève soudain, le regard dur. Ndella (fermement) : Garde ton argent. Fais ce que tu veux, je m’en fiche. Elle attrape son sac à main en tremblant. Le client, sidéré, ne dit rien pendant un instant, mais sa voix la poursuit alors qu’elle sort précipitamment. Client (cri) : Si tu pars, t’es finie, tu m’entends ?! FINIE ! Elle claque la porte derrière elle et se met à courir dans le couloir. Son souffle est court, son cœur bat si fort qu’elle a l’impression qu’il va exploser. Ndella (pensées) : C’est terminé. Je ne peux plus vivre comme ça. Même si je dois tout perdre, je veux essayer de devenir cette femme qu’Aziz croit que je peux être. Lorsqu’elle atteint l’air frais de la rue, elle s’arrête un instant, prenant une grande inspiration. Les larmes roulent sur ses joues, mais cette fois, ce ne sont pas des larmes de désespoir. Ndella (à voix basse) : C’est fini.
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