Cependant, à peine eut-elle remarqué que mon valet de chambre commençait à me déshabiller, que repoussant son esclave qui s’agitait pour lui rendre le même service, elle demeura quelques moments rêveuse et comme incertaine, sans lever les yeux sur moi. Je n’attribuai d’abord ce changement de contenance qu’à l’obscurité de la nuit, qui d’un bout de la chambre à l’autre pouvait me faire trouver quelque altération sur son visage. Mais, continuant de la voir immobile, et Bema oisive auprès d’elle, je hasardai, avec inquiétude, quelques expressions badines sur la crainte que j’avais de m’ennuyer beaucoup à l’attendre. Ce langage qui lui devenait plus clair apparemment par les circonstances, acheva tout à fait de la déconcerter. Elle quitta le miroir devant lequel elle était encore, et, se jetan

