Dès le lendemain, le docteur Cazenove étant venu faire à Bonneville sa tournée du samedi, madame Chanteau lui parla du grand service qu’ils attendaient de son amitié. Elle lui avoua la situation, l’argent englouti dans le désastre de l’usine, sans qu’on eût jamais consulté le conseil de famille ; ensuite, elle insista sur le mariage projeté, sur le lien de tendresse qui les unissait tous et que le scandale d’un procès allait rompre. Avant de promettre son aide, le docteur désira causer avec Pauline. Depuis longtemps, il la sentait exploitée, mangée peu à peu ; si, jusque-là, il avait pu se taire, de crainte de la chagriner, son devoir était de la prévenir, à présent qu’on tentait de le prendre pour complice. L’affaire se débattit dans la chambre de la jeune fille. Sa tante assista au débu

