— Allons, retournons au barrage, déclara Boulou, ils ne tarderont pas à nous tomber sur le poil ! Ils parvinrent rapidement sur les lieux. De l’endroit où ils se trouvaient, ils pouvaient apercevoir la lumière de la salle où se situait Margot. Certains, qui avaient froid, soufflaient dans leurs mains et tapaient du pied. Boulou sortit un vieux journal de sa veste, le froissa en boule, puis il alla ramasser des sarments et des souches pour allumer un feu. Les hommes firent le cercle. Le soleil montait dans le ciel. Oriane sautillait sur place. — Je m’embête, confia-t-elle à Pierre, je vais aider Margot. C’était un jour où la terre semblait venir à eux. Les herbes léchaient leurs jambes. La lumière dansait joyeusement. Auton était là avec ses compagnons, debout. Il murmura : — Elle nous

