LVI ConclusionCependant l’armée française avait continué sa marche, et, le 2 juin, elle était entrée à Milan. Il y avait eu peu de résistance : le fort de Milan avait été bloqué. Murat, envoyé à Plaisance, s’en était emparé sans coup férir. Enfin, Lannes avait battu le général Ott à Montebello. Ainsi placé, on se trouvait sur les derrières de l’armée autrichienne, sans que celle-ci s’en doutât. Dans la nuit du 8 juin était arrivé un courrier de Murat, qui, ainsi que nous venons de le dire, occupait Plaisance ; Murat avait intercepté une dépêche du général Mélas et l’envoyait au premier consul. Cette dépêche annonçait la capitulation de Gênes : Masséna, après avoir mangé les chevaux, les chiens, les chats, les rats, avait été forcé de se rendre. Mélas, au reste, traitait l’armée de ré

