Histoire de James Holin
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James Holin

bc
Sacré temps de chien
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
En baie de Somme, la pêche peut être miraculeuse. Ou macabre. Lorsqu’aux environs de Saint-Valery-sur-Somme un chalutier remonte deux cadavres de la mer, la gendarmerie maritime de Boulogne-sur-Mer prend en charge l’affaire. À sa tête, le major Lécuyer. C’est sans compter Mireille Panckouke, journaliste pour un média local, qui enquête elle aussi. Sur fond de campagne électorale, d’écologie et de secrets que certains veulent à tout prix garder, lever le voile risquerait de coûter cher. EXTRAIT Dans un geste qui lui était familier, Maxime Pankratov caressait sa barbe finement taillée en pointe. En ce triste soir d’hiver, il regardait sortir de la gare d’Abbeville les rares passagers du train de 20 h 46 en provenance de la gare du Nord et à destination de Boulogne-sur-Mer. Ses yeux ronds guettaient le client qu’il était venu chercher. Délaissant sa barbe poivre et sel, sa main tourna le bouton du volume de la radio branchée sur France info. Depuis trois nuits des voitures brûlaient un peu partout en banlieue. Alors que la soirée était à peine entamée, un journaliste annonçait déjà des incidents en région parisienne, à Amiens et à Évreux. Maxime écoutait, la mâchoire contractée, tout en fulminant. Il lâchait parfois une insulte, car ces petits branleurs de banlieue, comme il disait, lui portaient sur le système. Enfin, c’était peu dire. Il les exécrait réellement. À la place du mort, son vieux berger beauceron Anastase était couché sur un plaid écossais à carreaux rouge et vert destiné à protéger le cuir. Un filet de bave coulait de ses babines. La bête leva la tête en poussant un grognement quand un chercheur du CNRS prit la parole pour fournir une explication au phénomène. Maxime caressa la tête du chien de la paume. – T’es comme moi, mon pauvre vieux, tu peux pas les sentir tous ces fumiers ! Je t’enverrai l’armée dans ces foutues cités, moi. Ça ferait pas un pli ! La situation serait vite réglée, je te le dis. Avec ces gens-là, c’est la loi du plus fort. Faut pas discuter. Il faut tout de suite rafaler à la 12,7 mm. À PROPOS DE L'AUTEUR James Holin est né à Paris. S’il passe son enfance entre le Palais royal et la porte Saint-Denis, son poste l’amène à voyager à l’étranger et en province. C’est à cette occasion qu’il découvre la Picardie et la baie de Somme. Charmé par les paysages de cette région, il s’en inspire pour Sacré temps de chien, son premier Polars en Nord. Mais l’auteur n’est pas novice : il écrit depuis plus de quinze ans des romans et des nouvelles. L’une d’entre elles, Le Porteur deTerre, fait partie des textes lauréats du concours de nouvelles 2014 de l’association Musanostra. En 2016, il publie son deuxième polar, Un zéro avant la virgule, intrigue politico-financière à Deauville.
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bc
Un zéro avant la virgule
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
À Deauville, le festival du film américain ouvre bientôt ses portes...  Cinéphiles, stars et politiques préparent ce rendez-vous incontournable. Pourtant, le commissaire Arnaud Serano n’a pas la tête aux réjouissances. Il enquête sur l’assassinat par empoisonnement de Jean-Guy Bougival, comptable du musée de la sculpture contemporaine. Un meurtre qui a lieu alors que les finances de l’établissement sont contrôlées par Eglantine de Tournevire, magistrate à la Cour des comptes. Simple coïncidence ? Peu à peu, Tournevire sort le nez des chiffres et se prend au jeu de l’enquête aux côtés de Serano. Pour Églantine et Arnaud, les mauvais comptes font les bons ennemis. Sur le tapis rouge du festival s’étalent ambitions, magouilles et trahisons ! EXTRAIT Églantine de Tournevire ouvrit un œil. 10 heures. Le soleil inondait sa chambre. Elle n’avait pas envie de travailler. Et dans ces cas-là, elle ne se forçait pas. Le travail à la chambre lui offrait ce luxe. Le contrat était de rendre les rapports dans la qualité exigée et les délais fixés. La magistrate pouvait travailler la nuit, le jour, pendant ses vacances ou durant le week-end, ce n’était pas l’affaire du président de Vos. Elle se leva, prit son petit déjeuner et se dirigea vers l’écurie. Balzac, son anglo-arabe, s’ébroua de plaisir en apercevant sa maîtresse. La jeune femme adorait cette bête de robe alezane dont trois des quatre pattes avaient les extrémités blanches. Il vint chercher sa main du museau en tapant du sabot. Elle le sella et ils partirent pour une promenade dans la forêt de Brotonne qui dominait la Seine. Pas, trot, galop, trot, pas. La cavalière faisait travailler son cheval aussi nerveux qu’une Formule 1 en alternant les allures, à l’abri des feuillus. Au bout d’une heure, le cheval fumait. La forte chaleur ne l’aidait pas à récupérer. Églantine lui flatta l’encolure et relâcha les rênes. Les naseaux dilatés, l’alezan baissa la tête à la recherche d’oxygène. Ils descendirent le chemin qui conduisait à la maison. Églantine habitait la grande propriété de son père dans le village d’Aizier. Elle y demeurait seule, ses parents étant installés au Brésil. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE L'auteur nous plonge dans une enquête entre magouilles, complots et trahisons. Les personnages sont attachants, le rythme est soutenu, tous les ingrédients sont réunis pour passer de bonnes heures de lecture. À lire sans modération ! - <b>Blog <i>Les Polars du Chat</i></b> À PROPOS DE L'AUTEUR James Holin est né à Paris. S’il passe son enfance entre le Palais royal et la porte Saint-Denis, son poste l’amène à voyager à l’étranger et en province. C’est à cette occasion qu’il découvre la Picardie et la baie de Somme. Charmé par les paysages de cette région, il s’en inspire pour Sacré temps de chien, son premier Polars en Nord. Mais l’auteur n’est pas novice : il écrit depuis plus de quinze ans des romans et des nouvelles. L’une d’entre elles, Le Porteur deTerre, fait partie des textes lauréats du concours de nouvelles 2014 de l’association Musanostra. En 2016, il publie son deuxième polar, Un zéro avant la virgule, intrigue politico-financière à Deauville.
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