Histoire de Maxime Benoît
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Maxime Benoît

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Mémoires d’un ténor égyptien
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Une parodie littéraire lancée en clin d'oeil à Georges Perec Pour son retour au roman pur, Maxime Benoît-Jeannin, dissident oulipien, en hommage à Georges Perec, a organisé les noces de l’imagination et de l’humour. Faisant donner au roman ses ultimes ressources, il le lance comme un gaz hilarant sur la morne fiction contemporaine. Entre la mer du Nord et le Rhin, poussant une pointe vers le Sud, s’étend la Banane Bleue, une ville repoussante et damnée. Au-dessus vole parfois SuperRoman, qui se cache sous l’identité d’un journaliste du quotidien L’Éternité. Les personnages sont au-delà de la vie et de la mort. Ils agissent, dialoguent, vont et viennent, sans qu’il y aille de leur responsabilité. Une lectrice très charnelle a confié à Salomon d’Urtald, alias Stephen Mallarmus, une improbable mission. La suivre, afin de la protéger d’un motocycliste-fantôme. Ce qui le mènera loin. Jusqu’au cœur du roman, aussi irradiant que le réacteur d’une centrale nucléaire, là où vit le maître du second degré… Ainsi tout s’enchaîne jusqu’à la fin, malgré les diversions du commissaire Beauvais et les tentatives de JBM, alias SuperRoman, qui ne cesse d’évoquer ses missions passées à Oulan-Bator dans l’espoir de brouiller les pistes. Les personnages échangent leur identité. Et Stephen Mallarmus, décidément le plus fort, surgit de la mer toujours recommencée… Un roman comique, burlesque et plein d'humour A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d’Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d’Au bord du monde, un film d’avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT Dans le crépuscule orageux, SuperRoman, moulé dans un maillot et des collants mauves, planait au-dessus de la ville. Elle avait un nom curieux. Elle s’appelait Banane bleue. D’autres la nommaient Pseudopode, et, certains, moins poétiquement encore, la pieuvre. Elle lançait ses tentacules aux quatre points cardinaux et s’étendait, avalant plaines, montagnes, fleuves, rivières, ruisseaux, lacs, étangs, gravières, flaques d’eau, canyons, ravins, dépressions, vallées, hameaux, villages et bourgades. La Banane bleue changeait tout à mesure de sa progression, en béton, en pierre, en fer, en verre, en acier, en néon, en lumière et en obscurité. Surtout en obscurité car dans la Banane bleue les nuits étaient longues. Le soleil perçait difficilement la brume. Il se levait tard sur les tombeaux, les stèles, les tumulus, les murs de brique et les statues.
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Les Confessions de Perkin Warbeck
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Partez à la rencontre du plus célèbre imposteur de l'époque Tudor Toujours au plus près de la vérité historique, Maxime Benoît-Jeannin nous invite à découvrir le plus grand imposteur de l’Angleterre du XVe siècle, ses rêves, son extraordinaire pouvoir de séduction, sa fragilité et ses véritables origines. Héros picaresque, au déclin du Moyen Âge, resté très populaire au Royaume-Uni, si Perkin Warbeck ne fut pas Richard d’York, il ne fut pas non plus le fils d’un couple de bourgeois de Tournai… Un jour d’octobre 1491, lorsque Perkin Warbeck débarque à Cork, en Irlande du Sud, il ne sait pas encore qu’il va entrer dans l’Histoire de l’Angleterre. Le jeune marchand de tissus se laisse convaincre par des envoyés de la faction des York de se faire passer pour Richard d’York, le fils cadet d’Edouard IV, qui aurait échappé miraculeusement au complot meurtrier de son oncle Richard III. S’ouvre alors pour le jeune homme — il a dix-sept ans — une route pleine de périls et de merveilles, qui le conduira de la cour du roi de France à celle de Jacques IV d’Écosse, en passant par Malines, où Marguerite, duchesse douairière de Bourgogne, tient la sienne. Le voyage de l’aventurier durera huit ans, au gré des renversements d’alliance de la politique internationale de l’époque, toujours soutenu et aidé par Jacques IV, le seul qui ait cru en lui jusqu’au bout et qui lui fera épouser sa cousine, lady Catherine Gordon. D’une tentative de débarquement à l’autre, Perkin Warbeck / Richard d’York prendra la tête de la grande révolte du comté des Cornouailles, dernière rébellion populaire du règne d’Henry VII à mettre sérieusement en danger le fondateur de la dynastie des Tudor. Renonçant au combat, Perkin Warbeck se rend au roi, est gracié in extremis, vit à Westminster, s’évade, est repris par sa faute et finit ses jours à la Tour de Londres après une dernière conspiration. Pendu le 23 novembre 1499, il meurt avec son secret. Une fiction biographique richement documentée, retraçant l'histoire anglaise du XVe siècle A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d’Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d’Au bord du monde, un film d’avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT Ma Catherine, mon amour, ma colombe ! Laisse-moi encore te tutoyer quelques instants avant de te demander pardon pour tout le mal que je t’ai fait depuis que nous nous sommes rencontrés. Ce tutoiement de nos nuits et de notre intimité la plus chaude, je ne le mérite plus. Aussi je l’abrège dès à présent, je le supprime, et je te rends tout le respect que je te dois. Oui, lady Catherine, je vous dédie la vérité la plus entière, non pas dans l’espoir d’un pardon illusoire, mais pour la sauvegarde de mon âme. Maintenant que tu en es là, me direz-vous, à quoi cela sert-il, sinon à me torturer, alors que je dois m’efforcer de t’oublier, monstre, vampire, suceur de sang !… C’est vrai, je sais combien vous avez raison, et que je suis indigne, infâme, tout ce que vous voudrez. Je suis comme Job sur son fumier. Je suis couvert de plaies et je geins. Seule me console la fin prochaine de mes souffrances.
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Chez les Goncourt
Mis à jour à Mar 17, 2020, 02:03
Un polar historique au coeur du Paris du XIXe siècle Paris. Vers le milieu du Second Empire. Un soir de novembre. Annabella Cruz, une jeune prostituée voisine d’Edmond et Jules Goncourt, est mystérieusement assassinée sur le palier des deux écrivains. Ce meurtre, dont on ne connaît pas l’auteur, va entraîner, avec l’intervention du commissaire Fenouil, une cascade d’étranges événements dans l’immeuble du 43, rue Saint-Georges, où résident les deux frères, ce soir où, précisément, ils reçoivent Théophile Gautier, Gustave Flaubert, et quelques commensaux — hommes et femmes — de moindre importance, mais qui constituent un échantillon de choix de la société artistique et littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle, sans laquelle la modernité ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui… Les personnages réels et imaginaires de ce banquet épicurien sont les protagonistes d’une intrigue foisonnante et jubilatoire qui ne cesse de surprendre. Le jeune Léonce Jacquelain, qui vient de commettre un premier roman, La Passagère de La Méduse, « gueulé » par Flaubert à la fin du dîner, un temps soupçonné du meurtre d’Annabella Cruz, est en rivalité avec le grand romancier auprès de l’actrice rabelaisienne Suzanne Lagier, tandis qu’Edmond et Jules, qui inventent pour le débutant le Prix Goncourt, que l’aîné des deux frères ne fondera qu’à la fin du siècle, découvrent la scandaleuse double vie de leur servante dévouée, Rose Malingre… Et ce n’est pas fini… Ah ! il s’en passait de belles, on peut l’avouer maintenant, chez les Goncourt. Enquêtes policières, crimes, meurtiers ... quels sombres mystères pèsent sur les deux célèbres écrivains ? A vous de le découvrir ! A PROPOS DE L'AUTEUR Maxime Benoît-Jeannin, biographe de Georgette Leblanc (1998) et d’Eugène Ysaye (2001), romancier de Mademoiselle Bovary (1991) et d’Au bord du monde, un film d’avant-guerre au cinéma Eden (2009). EXTRAIT À l’heure qui précédait le dîner et par n’importe quel temps, le jeune homme aimait se promener sur le boulevard Montmartre. Au crépuscule de cette fin de journée de novembre assez clémente pour la saison, il n’y connaissait encore personne et observait avec envie les rencontres entre amis et connaissances, ceux qui se contentaient d’un serrement de mains ou qui s’arrêtaient pour discuter un moment avant, parfois, de se diriger vers le café le plus proche, en se tapant sur l’épaule. C’était la vie de Paris telle qu’il l’avait rêvée à Gand, les foules sortant des passages, les discussions autour des affaires et des titres de journaux. Et les femmes, les Parisiennes, elles ne le décevaient pas. Toutes, dames du monde, ouvrières, actrices, lorettes, putains, il avait l’impression qu’elles lui donneraient sa chance pour autant qu’il sût leur plaire. Ses cheveux blonds, ses yeux bleus, son allure de dandy copiée sur Lucien de Rubempré dénotaient le provincial qu’une femme de trente ans accepterait sûrement de mettre à la page.
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