Histoire de Charles Ferdinand Ramuz
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Charles Ferdinand Ramuz

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Derborence
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Derborence est un beau pâturage vert, peuplé pendant l’été de troupeaux et de bergers...​​ Mais cette nuit-là, le 22 juin, un pan du massif des Diablerets s’est effondré sur les hommes et les bêtes, transformant le site en un paysage de désolation.​ Lorsque Antoine, le seul rescapé, réapparaît sept semaines plus tard, les habitants du village le prennent pour une âme égarée: poussé par le diable, vient-il rechercher des vivants? Retournera-t-il auprès des morts ou se laissera-t-il convaincre par sa jeune épouse de revenir à la vie? Derborence, œuvre de maturité et roman le plus populaire de Charles-Ferdinand Ramuz, a été écrit en 1934. Postface de Stéphane Pétermann du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR). Découvrez cette histoire merveilleuse qui retrace les relations entre l’homme et la montagne. EXTRAIT Il tenait de la main droite une espèce de long bâton noirci du bout qu'il enfonçait par moment dans le feu ; l'autre main reposait sur sa cuisse gauche. C'était le vingt-deux juin, vers les neuf heures du soir. Il faisait monter du feu avec son bâton des étincelles ; elles restaient accrochées au mur couvert de suie où elles brillaient comme des étoiles dans un ciel noir. On le voyait mieux alors, un instant, Séraphin, pendant qu'il faisait tenir son tisonnier tranquille ; on voyait mieux également, en face de lui, un autre homme qui était beaucoup plus jeune, et lui aussi était accoudé des deux bras sur ses genoux remontés, la tête en avant. — Eh bien, disait Séraphin, c'est-à-dire le plus vieux, je vois …ça...Tu t'ennuies. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE La force de ce roman est d'avoir un style à l'image de l'histoire : les deux se soutiennent mutuellement et se mettent en résonance pour un grand plaisir de lecture. Que demander de plus ? - GrandGousierGuérin, Babelio À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l’université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d’études au Collège d’Aubonne avant de comprendre rapidement qu’il n’était pas fait pour l’enseignement. Il s’est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l’homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
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Farinet ou la fausse monnaie
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Le récit biographique passionnant d’un faux-monnayeur dans le Valais du XIXe siècle. Joseph-Samuel Farinet a bel et bien existé. Né en 1845 et mort en 1880, ce faux-monnayeur est vite devenu un héros fabuleux. Ce n’est ni le héros de légende, ni le mythe folklorique valaisan, ni même le fait divers en soi, aux allures de roman policier, qui intéressent Charles-Ferdinand Ramuz. Farinet incarne cette liberté que veut célébrer le poète ! Au-dessus du village de Mièges en Valais, Maurice Farinet, fils de contrebandier, fabrique imperturbablement de la fausse monnaie avec de l’or qu’il recueille au sein de la plus haute montagne surplombant son village. Il écoule ses pièces d’or sans peine auprès des gens du pays, tous acquis à sa cause. N’est-ce pas de l’or pur officiellement attesté? Et cette monnaie n’est-elle pas plus fiable que celle du gouvernement? Arrêté à Aoste et condamné à six ans de réclusion, Farinet s’échappe de prison par deux fois et se réfugie toujours plus haut dans ses montagnes où il se croit invincible. Pourtant, malgré la solidarité villageoise, la proposition d’un compromis qui le fera renoncer à son or et l’amour entrevu dans le regard d’une jeune fille, le destin de cet esprit rebelle à toutes les lois humaines semble joué. Postface de Philippe Renaud du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR). L’histoire de Farinet, cet hymne à la liberté, est racontée par l'auteur dans une langue rude, simple, à la respiration haletante, reflétant bien le caractère et la vie des montagnards. EXTRAIT – Oui, a continué Fontana, parce que je dis, moi, que son or est meilleur que celui du gouvernement. Et je dis qu’il a le droit de faire de la fausse monnaie, si elle est plus vraie que la vraie. Est-ce que, ce qui fait la valeur des pièces, c’est les images qui sont dessus, ou quoi ? ces demoiselles, ces femmes nues ou pas nues, les couronnes, les écussons ? Ou bien les inscriptions peut-être ? Ou bien leurs chiffres, disait-il, les chiffres qu’y met le gouvernement ? Les inscriptions, on s’en fout, pas vrai ? et les chiffres aussi, on s’en fout. Ça ne serait pas la première fois que le gouvernement vous tromperait sur la valeur et sur le poids, tout aussi bien qu’un particulier. Demandez seulement à ceux qui s’y connaissent. Le gouvernement vous dit : «Cette pièce valait tant ; eh bien, maintenant elle vaudra tant...» Ça s’est vu, ça peut se revoir. C’est moins honnête que Farinet, les gouvernements, parce qu’à lui, ce qu’on lui paie, c’est en quoi ses pièces sont faites et, à eux, c’est ce qui est dessus... À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l’université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d’études au Collège d’Aubonne avant de comprendre rapidement qu’il n’était pas fait pour l’enseignement. Il s’est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l’homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
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La beauté sur la Terre
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Juliette, une jeune cubaine orpheline de dix-huit ans, débarque un beau jour dans un village vaudois... Par un jour pluvieux de printemps, Milliquet, aubergiste de son état, accueille sa jeune nièce Juliette, partie de Cuba à la mort de son père. Sa présence va éveiller la convoitise des uns et la jalousie des autres. Renvoyée par la patronne, elle passera l’été en compagnie de pêcheurs, semant le trouble chez les hommes du village qui seront amenés chacun à rêver et à projeter son enlèvement. Mais peut-on vraiment s’approprier la Beauté ? Tout comme dans le défilement des saisons, dans l’ordre du monde et sa nature parfois sauvage, « rien ne dure sur la terre, nulle part la beauté n’y a sa place bien longtemps. » Postface de Vincent Verselle du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR). Un roman fort qui interroge sur le rôle et l'influence parfois néfaste de la beauté physique. EXTRAIT Il fallut trois semaines à la réponse de Milliquet pour parvenir à destination, ce qui nous mène au commencement d’avril ; une dépêche du consul peu après nous a appris que la jeune fille s’était embarquée. Milliquet avait été emprunter un atlas à l’instituteur ; il le feuilletait en compagnie de Rouge. Il leur avait fallu tourner beaucoup de pages, avant de trouver l’Amérique ; l’Amérique elle-même était en trois parties. Une Amérique en trois morceaux ; ils avaient hésité avant de tomber sur le bon. C’était au fond d’un golfe, dans une île : et plus au nord sont les Etats-Unis teintés en rouge, plus à l’ouest il y a le Mexique qui est vert ; au sud alors, ça se recourbe, ça vient vers nous comme un bras qui se tend, c’est violet. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Dans la lignée d' Aline ou de La grande peur dans la montagne, Charles-Ferdinand Ramuz a su trouver l'équilibre fragile entre la fable métaphysique et la description de la bassesse des hommes. - L'Express À PROPOS DE L'AUTEUR Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l’université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d’études au Collège d’Aubonne avant de comprendre rapidement qu’il n’était pas fait pour l’enseignement. Il s’est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l’homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.
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