Histoire de Isabelle Cervellin Chevalier
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Isabelle Cervellin Chevalier

bc
Moundjou
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Une kyrielle de femmes qui tentent, malgré leur situation, de s'épanouir et de réaliser leur destin. Dans un tableau vaste et coloré surgit une réalité spécifique de l’Afrique centrale. Euphrasie est fliquette, Thérèse Kiné, Pulchéry athlète, Su-Line se bat pour son ONG, Viota avec ses histoires d’amour, la sœur Marie-Mado recueille les âmes perdues et Peggy ne rêve que de partir avec son Moundjou ! Tous les coups sont permis pour tenter d’échapper à la fatalité. Et tandis que ces femmes survivent, vivent et rêvent d’avenir, nos certitudes d’occidentaux sont mises à mal. En filigrane de cette mosaïque sociale se dessinent les problèmes de corruption, de violence, de l’accès à l’éducation, des croyances et des affrontements politique pour l’or et le diamant maudit. Ce roman essaye de décrire, derrière les idées reçues, des êtres attachants et un continent impitoyable qui sont, en fait, les véritables héros de cette aventure. EXTRAIT Thérèse est chef de ce service de kiné depuis quinze ans, et elle en a vu passer tellement que plus rien ne l'étonne. Chaque être est entre les mains du Seigneur. Dieu est là, et c'est lui qui montre le chemin, il suffit de s'ouvrir à lui pour recevoir son message. C'est ce que lui ont appris ses parents, et ce qu'elle apprend maintenant aux siens, unis dans la prière, unis dans la peine comme dans la joie, jour après jour. Quand elle est née, cela faisait à peine cinq ans que les hommes politiques avaient signé l'Indépendance du pays. Grâce à Dieu, les rouages de l'Etat avaient encore fonctionné correctement le temps qu'elle fasse ses études. Quand elle était au lycée, il y avait encore autant d'élèves blancs que d'élèves noirs dans les classes et les professeurs étaient encore des Français pour la plupart. Il y avait une école d'infirmière et une école de sages-femmes dans la capitale et elle avait eu le choix de son orientation comme tous les autres bons élèves. Une fois ses études de sage-femme terminées, elle avait intégré le service public et avait immédiatement pris son poste à l'hôpital pédiatrique. Avec son premier salaire, elle avait acheté une petite maison à son père, ça c'était une chose qui lui tenait à cœur : remercier ses parents, leur offrir quelque chose de solide, un bien qui se transmette. D'autres auraient dilapidé leur première solde, elle voulait investir, construire, avancer, fidèle à l'éducation qu'elle avait reçue des anciens, fidèle aux valeurs de son ethnie, l’ethnie Yakoma. Dieu ne l'avait jamais abandonnée. À PROPOS DE L'AUTEUR Isabelle Cervellin-Chevalier est Docteur en Etudes Grecques et traductrice littéraire. Elle vit à Athènes après avoir passé six ans en République Centrafricaine puis huit en Arabie saoudite. Primée à Chypre en 2002, son premier roman paraît en 2009, Moundjou, dans lequel elle donne la parole à des femmes qui dessinent les contours d’un quotidien africain. Avec La danse des sept voiles, elle nous entraîne dans le sillage d’Hourïa, une jeune Saoudienne, tiraillée entre sa culture et sa religion et celles qu’elle a découvertes en France et qui lui ont donné le goût de la liberté.
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La danse des sept voiles
Mis à jour à Apr 10, 2020, 08:16
Hourïa, jeune étudiante saoudienne se retrouve en Arabie, un nouveau pays qu'elle doit approvoiser... Au terme d’une année passée en France, Hourïa, jeune étudiante saoudienne redécouvre son pays : l’Arabie. Loin de son désert natal elle a découvert un autre univers dans lequel Paul attend désormais son retour. Elle est prête à tout pour le rejoindre, mais réussira-t-elle à repartir ? Il va lui falloir composer avec un frère Muttawa, policier en charge de la prévention du vice et de la protection de la vertu ; des marieuses qui veillent sur leur cheptel ; une société conçue par des hommes pour des hommes et où la femme n’est qu’une silhouette noire ; des traditions qui puisent leurs racines dans le sable que le vent emporte… Découvrez, dans ce roman où se mêlent les cultures et les religions, la vie de la jeune Hourïa, contrainte à se soumettre aux règles de son nouveau pays d'adoption. EXTRAIT Ce matin, je suis partie à 6h45 avec Rana pour être sûre d’arriver tôt dans les bureaux même si je savais qu’il me faudrait attendre l’arrivée des employées jusqu’à 10 heures. Les cours à Dina School commencent à 7h15, le chauffeur a déposé Rana et je suis arrivée à 8 heures devant l’hôpital. Pourquoi les bureaux de l’administration générale de l’université sont dans une aile de l’hôpital ? Bref, j’ai attendu... Madame Iman est arrivée un peu après 10 heures et il lui a bien fallu quarante-cinq minutes pour comprendre que j’avais besoin d’une attestation de diplôme. Oui, j’ai fini ma Licence en Arabie, oui, j’ai participé à la cérémonie de remise des diplômes, oui, j’ai fait les photos avec ma toge noire et mon petit chapeau carré, non, je n’ai pas mis de photo de moi sur Facebook, oui j’ai mon joli papier dans son étui cartonné couvert de calligraphies bleues et blanches qui m’a été remis par la doyenne en grande pompe sur la scène de l’auditorium. Et alors ? Pourquoi je veux une attestation de diplôme ? Et bien parce que, si je veux m’inscrire dans une université ailleurs, je ne peux pas présenter un papier en arabe qui m’a été remis avant que les examens finaux ne commencent ! À PROPOS DE L'AUTEUR Isabelle Cervellin-Chevalier est Docteur en Etudes Grecques et traductrice littéraire. Elle vit à Athènes après avoir passé six ans en République Centrafricaine puis huit en Arabie saoudite. Primée à Chypre en 2002, son premier roman paraît en 2009, Moundjou, dans lequel elle donne la parole à des femmes qui dessinent les contours d’un quotidien africain. Avec La danse des sept voiles, elle nous entraîne dans le sillage d’Hourïa, une jeune Saoudienne, tiraillée entre sa culture et sa religion et celles qu’elle a découvertes en France et qui lui ont donné le goût de la liberté.
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