· Chapitre 9
****Aicha****
Je suis dans ma chambre lorsque je l'entend taquiner ma petite sœur, à peine que j'ai senti sa présence dans la chambre.
Am : Aicha ?
Moi (tournant le visage) : oui ?'
Lui (s'asseyant) : il s'est passé quoi chez moi ?
Moi : pourquoi ne pas l'avoir demandé aux gens qui vivent chez toi ?
Lui (serrant les poings) : Aicha !!
Pfff
Moi (levant les yeux) : oui
Lui (le regard dure): arrête ça tout de suite, je n'ai pas envie de me fâcher ; que s'est-il passé avec ma mère ?
Je prends mon temps avant de lui répondre
Moi : rien d'extra, elle m'a seulement expliqué que la seule relation, qu'elle nouait avec nous les griots c'est le temps qu'elle sort son argent pour nous le remettre.
Il soupire un moment avant de dire.
Lui : et quoi encore ?
Moi : comment ça ?
Lui (me fixant) : ce n'est pas ce qu'elle m'a dit.
Moi (abasourdi) : que t'a telle raconté ?
Lui : que tu lui avais manqué de respect.
Ça ne me surprend venant d'elle.
Moi (le regardant) : et t'en penses quoi ?
Lui : je n'ai pas besoin de penser, je viens te demander ta version des faits.
Moi (le fixant) : je te l'ai dis.
Lui (réfléchissant) : seulement sache qu'íl s'agit de ma mère.
Moi (troublé) : j'ai dis quoi ?
Lui (le visage ferme) : je te préviens seulement le reste je vais gérer.
Moi : haha parce que tu penses qu'on va continuer, toi et moi ?
Lui (se couchant sur le dos) : que veux-tu dire par là ?
Moi (le fixant avec la gorge noué) : que tu m'as menti depuis le début, tu crois que j'aurai accepté d'être avec toi si je savais sur quel pied d'escale ta mère nous met ?
Lui : et ?
Moi : laisse moi finir, je vois maintenant pourquoi depuis le début t'étais réticent à l'idée de me présenter ta ''famille''.
Lui (la mine serré) : tu ne sors pas avec ma famille mais avec moi.
Moi (levant les yeux): s'il te plait utilise le passé parce qu'il n'est plus question de toi et de moi. Je te donne ce que veut ta mère dorénavant considère toi libre.
Il me regardait bêtement genre qu'est ce qu'elle raconte ? C'était très dur pour moi de sortir ces mots, mais je savais qu'il ne fallait pas forcer quand la mère s'oppose. Une expérience de ma mère.
Lui (me fixant) : tu penses que c'est fini parce que tu dis que c'est fini ? Pff, je vais régler le problème il ne te concerne pas.
Moi : ohh que si
Lui (tapant sur son phone) : toi-même, tu ne crois pas à ce que tu viens de dire.
Moi : pff
Lui (se levant) : j'y vais, je t'appelle à plus.
Il sort aussi vite qu'il est entré, j'attendais son départ pour encore me blottir sur l'oreiller déverser mon désarrois. Ohh
QUELQUES JOURS PLUS TARD
Maman (parlant à Rama) : elle l'est là, toi-même tu vois depuis plusieurs jours, elle reste couchée sur ce lit, je lui ai plusieurs fois demandé de me dire ce qu'il se passe mais elle me répond toujours rien.
Rama : t'inquiète, c'est parce j'étais à thiès, mais maintenant que suis là, je vais régler le problème.
Maman (sortant) : j'espère.
Dès que maman est assez loin, elle me tourne vers elle.
Rama : raconte-moi de vive voix ce qu'il s'est passé
Moi (reniflant) : rien juste ce que je t'ai dis au phone. Elle m'a bien traité d'une moins que rien et comme elle s'obstine là. La bataille est déjà perdue d'avance.
Elle : ne dit pas ça.
Moi (pleurant) : [sniff] ce qui me fait mal, [snifff] c'est que ce sera facile pour lui de passer à autre chose mais moi [sniff] je suis condamné, c'est moins grave avec les hommes, parce que juste après on va leur trouver des épouses, mais pour nous, même si on arrive à se marier, nous sommes détruite de l'intérieur à jamais, c'est plus fort.
Elle : ehh est-ce qu'il t'a dis qu'il renonçait?
Moi (reniflant) : [sniff] peut- être pas maintenant mais c'est sera le bouquet final, je le sais [sniff] rien ne sera plus jamais pareil. Je sais qu'un jour, il me réveillera avec une excuse du genre je me suis battu, mais.....
Elle (me prenant dans ses bras) : shut, calme toi.
Moi (le cœur lourd): j'ai mal Rama.
Elle (me tapotant le dos) : je sais.
Je reste dans ses bras, elle pense me comprendre mais personne ne le pourrait si ce n'est celle qui a déjà vécu cela. On pourra encore me répéter oublie le, tu trouveras meilleur. Mais je ne veux de meilleur, mais de lui, c'est lui que je veux. Et à chaque fois dans ce genre de situation, même si on donne tout les armes un moment on sentira l'autre parti qui baisse les bras. Sortant l'excuse de, je ne peux me battre avec ma famille. Qui a parlé de combat ? Est-ce même quand tu meurs, tu préviens tes parents ? Pour moi, il s'agit juste d'une volonté, tant tu te fixes l'objectif tout ou rien, t'es sur de réussir.
*****Amadou****
Moi : je t'en prie parle avec elle parce que les choses commencent à prendre une autre tournure, tu nous as toujours éduqués sur la tolérance. Alors si aujourd'hui maman vient dire, qu'il y'a des êtres supérieurs entre nous, c'est qu'il y'a problème.
Papa : ok je tai écouté laisse moi parler avec elle.
Moi : ok et rappelle lui que je ne suis pas prêt de renoncer à elle.
Je sors après ses mots, maman a déjà fais le tour de la famille pour mal parler d'Aicha. Je ne sais pas, ce que ça lui apporte de vouloir détruire sa réputation parce que moi l'intéressé, je me suis déjà fait mon opinion. Je ne fais plus correctement mon boulot à cause du stress, et l'autre qui boude dans son coin. Elle peut même me bloquer de partout tant qu'elle peut. En tout cas, tant que je dis que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini!
****Aicha****
Poufff, les gens croient que la vie c'est une question de succession. Depuis qu'il a trouvé mon f*******:, il me fatigue jusqu'il a trouvé mon numéro, je ne sais comment. Donc pour faire passer le temps, je me résigne à lui répondre.
Lui : t'es belle.
Moi : merci
Lui : heu, tu sais je veux du sérieux avec toi, si t'es prêt demain même je peux venir demander ta main.
J'allais lui répondre lorsque j'entends le son de la voix d'Amadou. Il veut quoi encore ?
Lui (venant se coucher sur le lit) : wouhh fatigué.
Moi (le regardant) : tu ne sais pas frapper à la porte?
Lui (le ton dure) : me fatigue même pas et va me chercher de l'eau à boire stp
Je me lève pour aller voir s'il y'avait de la glace dans la carafe de maman, lorsque je reviens je le vois froncé les sourcils en regardant mon portable.
Moi : il se passe quoi ?
Lui (me fixant) : c'est qui Mbaye ?