· Chapitre 8
Comme c'est son anniversaire aujourd'hui, j'ai décidé de faire une surprise à Am en me rendant chez lui à son insu. Je me trouve actuellement dans le bus avec quelques surprises que je lui réserve. J'ai fais beaucoup d'économie pour pouvoir me les payer. Mais il en vaut largement la peine. J'arrive bientôt devant son arrêt et l'excitation me submerge.
Je sonne une, deux fois avant d'attendre qu'on vienne m'ouvrir. Amadou m'avait prévenu, qu'il était sortir hier avec quelques potes donc il devait surement être au lit en ce moment. Une jeune femme vient m'ouvrir, il s'agit de leur femme de ménage.
Elle : bonjour !
Moi (toute excité) : bonjour, Amadou est là ?
Elle : oui, veuillez entrer !
Moi : merci.
Je la suis à l'intérieur lorsque l'on entend quelqu'un demander
-Oumy qui c'était ?
Elle : il s'agit d'aicha la copine d'Amadou.
Je vois la mère d'Amadou sortir d'un couloir se pointant devant nous.
Moi (timide) : bonjour madame.
Elle (levant les yeux) : humm, que veux-tu ?
Moi (intimidé) : euhh, je suis venu voir Amadou.
Elle (écarquillant les yeux) : ahhh j'hallucine ou quoi ?
Je suis perdu, en fait je me demande pourquoi elle se comporte toujours ainsi avec moi.
Elle (tournant les talons) : suis moi.
Je la suis et la retrouve assis dans le salon, je voulais en faire de même, lorsqu'elle me dit
Elle : qui t'a demandé de t'asseoir ?
Je me relève et la regarde estomaqué
Elle (me regardant de travers) : pas besoin de poser tes fesses, car ça ne sera pas long ce que je vais te dire.
Je continue de rester là telle qu'une idiote.
Elle (me fixant) : donc t'es une griotte ?
Moi : euh oui, ma mère en est une.
Je ne sais pas pourquoi elle me posait une question pareille, bien sur que le sang des griots coulent dans mes veines et j'en suis très fière.
Elle (me reluquant) : tu sais quelle relation me lie avec les griots ?
Je ne lui réponds rien et elle continue
Elle (tirant la bouche) : qu'ils chantent mes louanges et que je leur distribue mes billets. Sinon, ils ne m'intéressent absolument pas.
Moi (sous le choque) : mais....
Elle me coupe
Elle (haussant la voix) : laisse moi finir, ce que je veux dire par là c'est que si tu penses un jour devenir madame Kane faudra me passer sur le corps d'abord. Nous, on ne se mélange pas, surtout pas avec votre espèce.
Là ça en était trop
Moi (dépassé): c'est bon je vous ai laissé terminé alors laissez moi vous dire ces mots. La griotte que je suis, j'en suis fière, parce que c'est un honneur pour moi. Comme vous dites, on chante vos louanges et vous sortez les billets, ce qui montre qu'on est mieux que vous. Puisque pendant le moment que vous vous cassez le dos pour récolter des sous, nous on est couché sur nos lits de réfléchir quelles sottises vous sortir afin que vous nous remettez cet argent que vous vous efforcez tant à avoir. Et pour le cas de votre fils, sachez seulement (sa bou yaiwoo di gueneu daww sa guinawe) chaque matin, il court un peu plus derrière mon dos.
Je ne la laisse même pas en placer une, que je lui tourne le dos. Je suis trop en colère pour continuer à lui parler. Je me connais parfois il m'arrive de sortir des mots tellement blessant
''GUéWEUL' (caste)
Dès que j'arrive chez moi, j'envoie un message à Amadou
~Sache simplement que la griotte que je suis, j'en suis très fière.~
Inutile de faire les longues lettres là, il devrait comprendre. Et c'est le moment que choisi mes larmes pour couler.
*****Amadou*****
Je me fais réveiller par le vibreur de mon portable, je ne voulais pas me lever mais peut-être que c'était important. Donc j'allongeais ma main pour toucher le portable, afin de l'apporter vers mon visage. Je vois qu'il s'agit d'un message de bébé.
Dès que je le lis et je me lève en sursaut et lance l'appel pour savoir ce qu'il se passe. Ça sonne dans le vide jusqu'au moment ou j'atteins sa boite vocale.
Mais p****n, il s'est passé quoi ?
J'entre dans la salle de bain vite fait, pour me débarbouiller le visage. Je ramasse le premier tee-shirt qui met tombe sous la main avant de l'enfiler et de descendre en vitesse.
Je retrouve maman, en train d'être consolé par Anta.
Moi : qui y'a-t-il ?
Anta : ( en colère) : pose la question à ta copine ?
Moi (perdu) : comment ça ?
Anta (se levant) : elle est venu jusqu'ici pour manquer du respect à ma mère [tapant des mains] heureusement pour elle que j'étais absente sinon. [Me regardant] préviens là que dès qu'on sera face à face, elle répondra de ses mots.
Mais je rêve ou quoi ?
Moi (regardant ma mère) : que s'est-il passé?
Elle (reniflant) : Aicha est venu ici tout à l'heure. Je l'ai appelé pour lui parler [sniff] mais à peine que j'ai ouvert la bouche que la fille a commencé à me répondre avec insolence [sniff]. Elle a même failli en venir aux mains avec moi [sniff]
Non, mais Aicha quoi ? Je la connais très bien, c'est vrai quelle a parfois la langue bien pendu mais juste quand on la chauffe, sinon elle est toute douce.
Moi (fixant maman) : qu'est ce que tu lui as dis pour qu'elle réagisse ainsi ?
Anta (me coupant) : donc tu prends la partie de ta copine au profit de ta mère ?
Moi : baisse d'un ton, je ne prends aucun parti, je demande juste une explication.
Elle : maman vient de te le donner, mais on dirait que tu en doutes. Donc c'est vrai ce que dis maman depuis le début, on t'as marabouté.
Mais elle raconte quoi encore celle là ? Vaut mieux ne pas lui répondre.
Maman (ajoutant une couche) : [snifff] tu vois Anta [sniff] je ne blaguais pas, ils ont réussi à me détourner de mon fils [sniff].
Vraiment, vaut mieux je me casse d'ici. Je remonte prendre mon porte feuille avant de héler un taxi direction chez Aicha.