Les heures s’étirèrent comme des chaînes brûlantes autour de mon corps. Le premier jour, je tenta de résister avec une force que je ne croyais pas posséder. Je priai, à genoux, jusqu’à ce que mes lèvres se dessèchent. Je me recroquevillai contre le mur froid de ma chambre, serrant mon chapelet comme si chaque grain pouvait aspirer la douleur hors de moi. Mais le manque ne pardonnait pas. Mon corps, privé de la substance qui m’avais dompté, se mit à trembler. mes muscles se contractaient sans prévenir, mes mains s’ouvraient et se refermaient comme si elles cherchaient quelque chose d’invisible à saisir. La sueur perlait sur ma nuque malgré le froid de la pièce. La nausée m’assaillais par vagues, m’arrachant des haut-le-cœur que j’étouffait dans mon oreiller pour que personne n’entende. Mais


