Anne sourit, en un sourire suffisant qu'elle lui reconnaissait que trop, en croisant les bras sur sa magnifique poitrine refaite. - Je ne vois pas de quoi tu parles, dit-elle d'un ton plat. - Bien sûr que si, grande sœur. Tu ne t’es pas dit que lui remettre une telle lettre le mettrait plus en colère et le pousserait à la vengeance ? Bien sûr que tu y as pensé. Tu voulais qu’il me déteste, ce qu’il a fait. Et vu qu’il ne pouvait pas m’atteindre, il s’est vengé sur la famille. Il eut un lourd silence. - Tout aurait pu être différent si c’est moi que père avait choisi pour épouser Marcos comme je lui avais demandé. Il t’a toujours préféré de nous trois. Océane expira. Elle savait que sa sœur avait raison, hélas. Son père aurait pu choisir entre elle deux plutôt qu’elle, mais ce fut le c


