LVII DES DERNIERS CHEVALIERS DE LA ROYAUTEComme Gaspard l’avait très-bien prévu et l’avait dit à Petit-Pierre à la métairie de la Bouloeuvre, l’ajournement de la prise d’armes au 4 juin porta un coup fatal à l’insurrection projetée. Quelque diligence qu’on y mît, quelque activité que déployassent les chefs du parti légitimiste, qui, ainsi que nous l’avons vu faire au marquis de Souday, à ses filles, à Gaspard lui-même et autres chefs présents à la réunion de la Bouloeuvre, parcoururent eux-mêmes les villages de leurs divisions pour y porter le contre-ordre, il était trop tard pour qu’il fût connu dans toutes les campagnes qui devaient embrasser le mouvement. Du côté de Niort, de Fontenay, de Luçon, les royalistes étaient rassemblés ; Biot et Robert, à la tête de leurs b****s organisées,


