Chapter 71

1659 Mots

LVIII OU JEAN OULLIER MENT POUR LE BIEN DE LA CAUSELe jeune homme demeura pendant quelques minutes dans une sorte d’anéantissement. Les paroles de Jean Oullier résonnaient à son oreille comme le glas qui aurait sonné sa propre mort. Il croyait rêvé, et il avait besoin, pour croire à la réalité de sa douleur, de se répéter tout bas et à lui-même ce mot : — Partir ! Partir ! Bientôt la froide idée de la mort, que jusque-là il n’avait entrevue que comme un secours qui lui viendrait du ciel, idée à laquelle il n’avait songé que comme on y songe à vingt ans, passa de son cerveau dans son cœur et le glaça. Il frissonna de tout son corps. Il se vit séparé de Mary, non plus par une distance qu’il pouvait franchir, mais par ce mur de granit qui enferme pour l’éternité l’homme dans sa dernière de

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