Chapitre 8 : Dévoiler

1356 Mots
Une fois Sariel partie Samael me regarda et se leva également. "Je suis également obligé de partir le devoir m'appelle et je ne veux pas déshonorer les gentils compliments de mon maître. Je vais donc devoir partir, mais ne t'en fais pas, on sera amené à se revoir régulièrement. Tu as un maître qui vit à l'extérieur donc il ne restera jamais trop longtemps ici. Et j'imagine que tu auras aussi besoin de te ressourcer alors tu reviendras. Donc, nous sommes amenés à nous revoir. Je te remercie pour ton accueil et bonne chance pour ton entraînement." "Je te remercie de m'avoir souhaité la bienvenue Samael et j'ai hâte de te revoir" Il sourit et part en fermant doucement la porte après son passage. Il ne restait plus que Ruth et moi, sachant qu'elle allait également partir, je me suis senti un peu triste. Mais je sais que je la re verrai. Ruth me regarda et me dit :" Je suis contente, mon maître t'apprécie, c'est très bien, il ne dit jamais trop des mots comme ça d'habitude. Tu as dû marquer des points, c'est bien." Elle rit et me dit qui sait un jour peut-être, tu auras de jolis yeux dorés" et elle éclata de rire. Je rougis instantanément limite une tomate assise sur une chaise. "Ne dis pas des bêtises ! Je ne suis que curiosité pour lui. Et puis je ne suis qu'une novice, il me connaît à peine." "Ne t'inquiète pas Oneida, je plaisantais. Par contre j'aimerais te dire un secret." Dit Ruth timidement "Vas-y. Je ne le dirai pas si c'est un secret. Mémé a mon maître si c'est ce qui te dérange." Les mains qui jouaient entre elles, elle me dit doucement :"Je te le dis, car pour moi, tu es une amie et que tu l'a également dit tout à l'heure, je suis la tienne. Donc, bah, voilà, je suis hyper amoureuse se Samael, mais je ne lui ai jamais rien dit. Il n'en sait rien donc ne lui dis pas ! Mais bon, je voulais me libérer, tu es la seule à qui je l'avoue. Je ressens comme un poids qui se retire un peu de mes épaules." Avec un soupir profond elle "Oh! Et pourquoi tu ne lui en parles pas ?" "Car il ne me voit pas comme autre chose qu'une sœur. J'ai essayé d'être attentionné avec lui. Mais il pense que soit c'est mon travail, et il n'a pas vraiment tort, soit, c'est que c'est mon aîné et donc je fais ça pour ma famille. Bref, je ne fais toutes ces choses que pour lui. Même mon maître à commencer à avoir des doutes. Mais il ne m'en parle pas franchement. Ah la vie, n'est pas simple." "Et tu comptes un jour lui dire ?" "J'ai trop peur..." "Pense au fait qu'à tout moment une autre fille plus courageuse pourrait te le piquer. Tu ne peux pas le laisser partir comme ça !" "Et s'il ne m'aime pas ?" "Si tu ne lui dis pas, tu n'auras pas de réponse. Peut-être est-il trop absorbé par son travail qu'il en oubli le reste ?" Elle soupira de nouveau et après réflexion dit :"tu n'aurais pas une idée pour le faire tomber amoureux de moi sans que je ne lui révèle mes sentiments ?" "Euh... Non mais quand je le verrai, je peux essayer de voir s'il parle de fille ou tout autre indice qui pourrait t'aider. Comme ces passions ou autres... " "En faite les anges sont du genre à n'aimer qu'une seule personne toute leur vie. C'est un fait, nous ne pouvons ouvrir notre cœur qu'une seule et unique fois. Quand on le fait, c'est souvent sans le vouloir et une fois fait, il nous a l'impossible d'aimer une autre personne a ce point. On est lié d'un amoureux unique. Si on ouvre notre cœur par inadvertance, on peut se blesser, car cela peut être un amour à sens unique. Soit, car on n'est pas son style, soit, car il ou elle aime déjà quelqu'un d'autre. C'est à la fois passionnel et destructeur." "Ah c'est... Ok... Et c'est pareil pour les anges du mal ?" "Ton maître t'intrigue beaucoup à ce que je vois. Alors a ce que j'ai retenu, pour les anges sombres, c'est pareil un seul et unique amour. Mais eux sont encore capables par folie de se trouver quelqu'un d'autre. Enfin si dans un couple d'ange sombre amoureux, un a mi l'autre en colère alors pour se venger, il est capable d'aller voir ailleurs et ça peut aller loin. Jusque-là mort d'un ou des deux êtres. Alors qu'ici les anges même fâchés, ce qui est rare, ne se permet pas de voir une autre personne. Ils sont très fidèles. Je ne veux pas dire que les anges du mal ne le sont pas. Juste ils ont un côté sombre qui emplit avec la colère et ils explosent facilement quand il s'agit de leur moitié. Nous, on raisonne eux, ils deviennent fous et agissent." "Ok, je vois. Merci pour tous ces détails. Je tiens à garder mon cœur pour moi, mais si je le donne à quelqu'un, je t'en parlerai en premier comme tu as fait avec moi. Je vais faire ce que je peux pour t'aider. D'ici là essaie de ton côté de trouver un peu de courage pour lui faire comprendre tes sentiments. Je pense que cela pourrait être bien pour toi et peut-être pour vous deux." Dis-je en la regardant avec toute la sincérité possible. "Tu as raison, je vais y réfléchir. Je suis ravie que tu sois mon amie. Avec mon apprentissage, je n'ai pas beaucoup de temps pour moi donc tu es peut-être ma seule amie en dehors des autres élèves de mon maître. Enfin, il commence a entre temps pour moi. Je vais y aller." Elle se leva et se dirige vers la porte me salue. Je lui fais également un salut et je lui dis à bientôt, elle sourit et part. Je regarde par la fenêtre, on doit être en milieu d'après-midi, j'ai encore un peu de temps devant moi avant le retour de mon maître. Je me dirige vers ma fenêtre et vois en bas des tonnes de petites maisons. Entouré de nuages par ci et par là. Je vois qu'il y a apparemment beaucoup de monde sur la place centrale. Une sorte de marché est créée au centre de cette grande avenue. De sorte d'avoir des étales de chaque côté. C'est très vivant, j'ouvre la fenêtre et sens un air pur accompagné de parole non-audible d'ici, mais remplie de gaieté arrivé jusqu'à moi. -"j'aimerais bien y aller, même si je n'ai pas d'argent et que la monnaie locale ne fait pas encore partie de ma connaissance, je trouve cet endroit attrayant !" Je referme la fenêtre et par en direction des escaliers sur la droite pour les descendre à toute hâte. Bien que le marché bas soit plein, je me sens pressé de découvrir cet endroit ! Je sors de ce grand château et pénètre dans ce village rempli... D'âme. Ce ne sont pas de vraie personne, mais des âmes. Le choc m'a cloué sur place. Après un moment, je reprends alors mes esprits et avance comme si de rien n'était après tout, c'est logique. Je m'avance donc sur ce marché et commence à regarder les étales. Étant dans l'allée de droite, je regarde les stands sur ma gauche. J'évite tant bien que mal de me concentrer sur les stands plutôt que sur les âmes qui virevoltent autour de moi. Personne n'a de pieds. Comme des fantômes, mais flottent à hauteur humaine. Comme s'ils avaient des jambes. Chaque âme parle, rigole ou chante. Ils ont l'air heureux ici. Le premier stand regroupe des fruits principalement des fruits rouges cerises, fraises, framboises... La deuxième est concentrée sur les légumes sans particularité pour moi. Plus loin, je vois un stand rempli de bougies et autre objet tous fabriqué par la cire d'abeille apparemment, c'est super intéressant. Je continue mes découvertes jusqu'à perdre la notion du temps. Il faut dire que ce marché est limite sans fin.
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