Une nuit d’amour sans lendemain
Épisode 16
!
Liya
Je me sens toute excitée. Michel voulait que je crée un parfum pour lui . Il voulait acheter fleur . C’était la réalisation de mon rêve ! De tout ce j’avais espéré quand j’ai m mélangé des essences avec ma grand-mère !
Ma joie était pourtant teintée de tristesse. Je souhaitais que ce soit André qui achète fleur . Que ce soit lui qui se prenne à rêver de développements possibles, fasse l’éloge de mon talent, ébauche une campagne publicitaire... Mais il ne semblait pas le moins du monde intéressé.
A présent, je me trouvais dans son atelier et attendait qu’il revienne de paris . J’ai demandé à Michel un délai de réflexion jusqu’au lendemain. En réalité, je désirais connaître l’avis de André . Voulait-il de fleur ? Ou n’y avait-il aucun espoir de ce côté-là ?
Lorsque j’entends enfin le bruit des rotors de l’hélicoptère, je sors , le cœur battant, pour aller à sa rencontre. Il s’éloignait de l’aire d’atterrissage, en costume et mocassins sur mesure, une mallette au bout du bras, l’air perdu dans ses pensées.
Je le fixe longuement, émue par sa beauté. Michel avait un physique avantageux, et il avait un peu flirté avec moi . Mais il m’a laissée de marbre. Alors que andre , lui, me troublait profondément, quoi qu’il fasse. Je vibrait en sa présence. Je me sentais comme consumée de l’intérieur.
Enfin, il me vit. Aussitôt son visage prit un air grave. A quoi pensait-il donc ?
— Liya ..., dit-il en arrivant près de moi.
Puis, sans me laisser le temps de poser la question qui me brûlait les lèvres, il laisse tomber sa mallette et me serre dans ses bras, en m’embrassant avec passion.
— J’ai quelque chose pour toi, dit-il lorsqu’il releve la tête.
— Je crois savoir ce que c’est
Il eut un petit rire.
— Ça m’étonnerait.
Plongeant la main dans sa poche, il en sort un petit écrin de velours.
— Qu’est-ce que c’est ?
Personne ne m’avais offert de bijou, et surtout pas dans un écrin.
— Ouvre.
— Je ne crois pas que j’y arriverai
— Alors, je le ferai pour toi, propose André , en soulevant le couvercle de l’écrin.
La bague était, à n’en pas douter, une bague de fiançailles. En son cœur, un diamant d’au moins trois carats était entouré d’autres diamants, qui exaltaient l’éclat de la pierre centrale et étincelaient avec elle.
— Epouse-moi, Liya . Nous offrirons un foyer à ewra. , et un jour, il héritera de tout ceci.
Les larmes aux yeux, je dis :
— Je ne sais pas quoi dire...
Il hésite comme s’il n’avait pas anticipé cette réaction.
— Dis oui, Liya .
J’avais envie d’accepter. Désespérément envie ! Mais je ne pouvais
pas le faire avant d’avoir posé une question. André ne m’avais jamais laissé entrevoir ses sentiments réels, et j’ai besoin de savoir.
— Est-ce que tu m’aimes, André ?
— Je tiens à toi.
A ces mots, je sens mon cœur se briser. Il était peut-être stupide de ma part d’être triste ou déçue. Et il était prématuré d’exiger davantage. André me proposait le mariage. Il offrait à ewran un toit, une famille. Je sais que c’est quelque chose d’essentiel, pour moi qui n’avait pas eu de foyer stable avant mon adolescence.
C’était un début. Que demander d’autre ?
Pourtant, je suis plus blessée que réconfortée par sa proposition. Je voulais davantage. Je voulais qu’il éprouve la même chose que moi . Qu’il ait l’impression, comme moi , qu’il exploserais à force de contenir toutes ces émotions, ces sentiments brûlants qui me soulevaient. Et je voulais qu’il s’intéresse à ce qui comptait pour moi.
— Michel veut acheter fleur
Je ne pouvais pas jeter mon cœur dans la balance : je suis trop sûre qu’il ne partageait pas mes sentiments.
Qndre changea aussitôt d’expression. Je vois les émotions qui défilaient sur ses traits, et sut que j’ai commis un impair. L’incrédulité, la souffrance et, pour finir, la fureur se succédèrent sur son visage. Il referme l’écrin
d’un coup sec .
— Qu’est-ce que Hervé vient faire là-dedans, Liya ? Quel rapport avec ce que je te demande ? Espères-tu une meilleure offre de sa part ?
— Quoi ? Non ! Mais tu as dit que tu tiens à moi, et c’est une chose qui me tient à cœur. Et tu n’en as pas reparlé, alors que j’attendais que...
L’expression de André devient encore plus sombre, encore plus orageuse. Si c’était possible.
— Tu t’imagines que tu me feras acheter ton parfum en mentionnant Hervé ? demanda-t-il, brandissant son poing refermé sur l’écrin, . Ce que je t’offre dépasse tous tes rêves : argent, position, pouvoir. Et tu te soucies encore de tes insignifiants petits parfums ?
Insignifiants petits parfums... Ces mots me blessèrent comme autant de coups de poignard. Il considère donc mes rêves comme dérisoires. Pire, il pensait que je suis mue par l’ambition, non par la joie de créer et l’amour.
S’il pensait ainsi, c’était qu’il ne me connaissait vraiment pas. Et pourtant, nous venions de passer quinze jours ensemble. Cela faisait encore plus mal que je ne l’aurais cru.
Je me détourne, les larmes aux yeux, et me mer à courir à l’aveuglette à travers la terrasse.
— Où vas-tu ? lança André . Liya ! Liya !
Mais je continue sans me retourner , sans ralentir, me précipitant vers ma chambre. Où, enfin, je pourrais m’enfermer et pleurer sur ce que j’ai perdu, sur ce que je n’aurais jamais.
** *
André
Je rentre à Rome, m’enferme dans mon appartement, sort de ma poche l’écrin en velours, et eut envie de me mettre à hurler de frustration.
Une fois encore, je me suis trompé. J’ai cru que Liya voulait de moi pour compagnon, qu’elle aspirait à une vie commune. Mais elle ne cherchait qu’à me vendre son parfum, et elle n’avait pas hésité, dans ce but, à se servir de Michel . Elle voulait aussi que j’avais mon amour pour elle. Comme si cela allait changer quoi que ce soit !...
De l’amour ! N’importe quoi , mais il fallait être fou pour aimer !
Je ne comprenais pas l’amour. Je ne comprenais pas qu’on puisse lâcher prise au point d’éprouver un tel sentiment. L’amour était une émotion dangereuse, qui vous rendait terriblement instable. En aimant quelqu’un, on lui livrait les clés de son âme. Et donc le moyen de vous détruire.
Pendant des années, j’ai aimé ma mère, et qu’est ce que j’en ai tiré ? De la souffrance. Il m’a fallu du temps pour surmonter mon sentiment d’abandon, et je n’étais pas disposé le moins du monde à renouveler l’expérience.
Michel Hervé ... cet idiot ! Je suis enragée de voir que Liya m’avait trahi, qu’elle s’adressait à Hervé plutôt qu’à moi . Pourquoi ne m’a t -elle pas demandé ce qu’il pensait, tout simplement, au lieu d’agir dans mon dos ?
Parce qu’elle ne me faisait pas confiance, tout simplement. Voilà pourquoi.
Je suis agité par des émotions brûlantes, j’ai envie de frapper, de donner des coups pour me défouler. Je me dirige vers le bar à liqueurs et me versa un whisky d’une main tremblante. Pourquoi je ne suis- pas assez bien pour elle ?
J’ai passé mon enfance à me poser la question.
Mais Liya n’était pas ma mère. Et elle n’était sûrement pas allée trouver Michel . Je me rappele que celui-ci l’avait accompagnée sur la terrasse, quinze jours plus tôt. Il avait pu l’interroger, à ce moment-là, sur le parfum qu’elle portait. Et elle avait sûrement répondu. Au demeurant, quelle importance ?
En toute franchise, je dois admettre que je ne me suis pas particulièrement intéressé à ses créations, même si je l’ai vue travailler dur, même si j’ai senti ses fragrances et lu ses notes. C’est une professionnelle. Et douée. Mais je ne le lui ai jamais dit. Pourquoi donc ?
Plongé dans la pénombre de mon appartement parisien , je me sens plus seul que je ne l’ai été de toute ma vie. Que faisait-je donc ici ? Pourquoi je ne suis pas dans ma villa, auprès de mon merveilleux fils ? Et de Liya ?
Un froid glacial m’étreignit le cœur. Avait je tout détruit cette fois ? Jetais allé trop loin ? J’essaye d’imaginer ma vie sans Liya , et un vide affreux m’envahit .
Pour une raison ou une autre, elle était devenue terriblement importante à mes yeux. Elle comptait plus que tout. Si je dois être privé d’elle, je retrouverais un jour le goût de rire ?
Quel imbécile ! Je ne suis qu’un pauvre fou aveugle, mû par des événements qui remontaient à plus de vingt ans, et qui en oubliait de vivre.
Si Liya était bien ce qu’elle paraissait être ? Une femme impulsive et confiante, qui avait appris à survivre et à se débrouiller seule après s’être retrouvée enceinte ?
Je me détourne de la fenêtre, envahi par la panique. Quel idiot ! Personne ne m’a dupé. A l’exception de moi -même.
** *
Liya
Je me réveille au milieu de la nuit, les yeux gonflés, la gorge douloureuse, et je sais que je dois partir. Je ne pouvais pas être l’égérie de audacieuse . Je ne pouvais pas conquérir l’amour de André . Je veillerais à ce qu’il voie son fils, mais, pour le moment, ewran était à moi , et je ne quitterais pas cette villa sans lui.
Je m’habille dans le noir, fourré quelques affaires dans un sac, puis je vais chercher mon bébé. Je réussis à l’installer dans son drap sans le réveiller, puis je me faufile dans l’escalier, jusque dans le vestibule, où je m’arrête , ne sachant que faire. Plusieurs jeux de clés se trouvaient dans une boîte, sur la table d’entrée. Je prend le trousseau de la BMW, et me rend dans le garage.
Il m’a fallut près de trois quarts d’heure pour trouver, grâce au GPS, la gare la plus proche et la rejoindre. J’aurais aurait pu me rendre à l’aéroport, mais il me semblait préférable, pour le moment, de prendre un train pour Paris , d’appeler Michel Hervé afin d’arranger un rendez-vous au sujet de Fleur , puis de prendre un billet d’avion pour mon pays .
Si j’y parviens à obtenir une avance, tout irait bien. J’ai un peu d’argent, mais cela ne me mèneras pas loin.
Quand j’ai mon billet pour Paris , j’examine les panneaux d’affichage, en m’efforçant de trouver le bon quai. Je tombais de sommeil.
Ewran dormait trop profondément pour se réveiller, mais je prépare néanmoins un biberon. Une fois à bord, je trouve une place proche de la vitre et je m’y appuye en somnolant à demi alors que le train s’ébranlait.
Je me sentais si triste que je préfère tenter de mettre tous mes sentiments de côté. Comment j’allais pouvoir reprendre la vie que j’avais quittée ? Comment j’allais pouvoir oublier andre ?
La dernière fois, je ne me suis pas éprise de lui. Ou peut-être je l’ai été, mais il m’a paru plus facile de me convaincre du contraire. Cette fois, le deuil était bien plus profond. Je regrette tout ce qui ne pourrait jamais être.
Nous nous reverrons , bien sûr, à cause de Ewran . Mais il serait nécessaire que je trouve le moyen de survivre à ces instants.
Le train eut un problème tout à-coup, puis commence à ralentir, et s’arrête avant que nous ne soyons tout à fait sortis de la gare. Les passagers ne semblèrent pas s’en alarmer.
Mais je sens mon pouls s’accélérer. Je tenais à être loin avant que andre ne découvre mon départ. Je pensais en avoir le temps, car il était retourné à paris . Mais je restais nerveuse.
Des éclats de voix et une certaine effervescence à l’arrière m’alerte . Je me retourne pour voir ce qui se passait, comme les autres passagers. Je crois alors que mon cœur allait s’arrêter de battre. J’aperçois le visage d’André , dur et déterminé.
Tremblante, je prend mon sac, sors dans la travée avec ewran , et j’entreprends de descendre. Alors que je. Suis à mi- chemin, quelqu’un cria mon nom.
Je me retourne pour affronter André . Plus d’échappatoire, à présent.
— Va-t’en !
Il avait un regard farouche tandis qu’il avançait dans le wagon. Les
autres passagers nous observaient avec curiosité, leurs regards allant de l’un à l’autre.
— Liya , je t’en prie, dit-il en tendant la main vers moi .
Je vois qu’il tremblait.
Décidément, il jouait bien la comédie ! Mais cette fois, je ne me laisserait pas prendre à son petit jeu.
— Arrête. Tu fais du cinéma pour que ces gens
ne te prennent pas pour un monstre sans cœur... Mais toi et moi savons à quoi nous en tenir, non ?
— Ce n’est pas vrai, répondit-il, tout en tâchant, sans succès, de sourire. D’ailleurs, qu’est-ce que ça peut me faire, ce que les autres pensent ?
— Tu ne t’intéresses à personne
— Je m’intéresse à toi, affirma-t-il en faisant un pas.
— Non, c’est faux.Tu dis ça parce que j’ai tenté de partir. Eh bien, tu ne peux pas me forcer à rester, André ! Je ne t’empêcherai pas de faire partie de la vie de ton fils, mais je ne resterai pas ici, et je ne te permettrai pas de détruire ma vie.
— Je ne veux pas la détruire, Liya . Je veux la rendre meilleure.
Je lâche un rire amer.
— En m’enfermant dans une cage dorée, peut-être ? En me refusant ta confiance ? En dénigrant mes rêves et mes centres d’intérêt ? En me répétant que je ne serai jamais assez bien pour quelqu’un comme toi ?
Il eut une expression désolée.
— Tu es trop bien pour moi, Liya . C’est moi qui ne te mérite pas.
Ma colère me déserte d’un seul coup, et la confusion prend en moi .
J’aurais aimé le croire, mais comment je l’aurais pu ?
— C’est une ruse, hein ?
Il secoue la tête, et je vois enfin l’homme solitaire et perdu qu’il était au
fond de lui.
— Il n’y a pas de ruse. Je suis un idiot, Liya . J’ai tellement besoin de toi, et ça me fait si peur..
— Je pense qu’il dit la vérité, dit une femme proche
— une jolie femme aux yeux humides de larmes. C’est de l’amour , ma belle .
J’ai un coup au cœur.
— André , est-ce vrai ? Ou est-ce un piège pour me ramener et me prendre notre fils ?
Il reste un moment immobile, puis émet un soupir douloureux.
— J’ignore ce qu’est l’amour, Liya . J’aimais ma mère, je le sais. Et pourtant, elle n’avait pas l’air de se soucier de moi. Elle m’a quitté comme si je n’étais rien pour elle. L’amour... Et si j’étais incapable d’aimer ? Et si je ne pouvais pas être aimé ?
— Tu peux être aimé
— Qu’en sais-tu ? demanda-t-il avec un regard empreint de souffrance.
Je sens rouler une larme sur ma joue, puis une autre. Comment
Je pouvais le laisser penser une telle chose, alors que je suis la preuve du contraire ?
— Parce que je t’aime.
J’ai eu du mal à prononcer ces mots, mais une fois que nous sommes sortis, j’en étais heureuse.
Avant que je n’ai le temps de comprendre ce qui m’arrivais , j’étais dans les bras de André
— Si l’amour, c’est cette impression que je mourrais sans toi, murmura- t-il à mon oreille, alors oui, je t’aime. Si tu me quittes, je serai plus seul que je ne l’ai jamais été.
Je pleurais, à présent. Les passagers, eux, applaudissent spontanément.
— Je veux rester avec toi, André . Mais j’ai peur. Tu m’as fait si mal. J’ai peur.
— Je sais, reconnut-il. J’ai été stupide. Je veux que tu rentres à la maison, et que tu m’épouses. Et je veux aussi fleur , et tous les parfums que tu désireras créer pour moi. Je veux que tu sois heureuse, que tu fasses ce que tu aimes, et je te demande pardon d’avoir dit que c’était insignifiant. Rien de ce que tu fais ne l’est. En fait... j’avais peur.
— Je t’aime, qndre . Et tu ne peux rien contre ça. Cela n’a rien à voir avec ton argent et ta fichue entreprise. Même si tu étais sans le sou, je t’aimerais.
Il essuyé les larmes que je ne cherchais pas à cacher. Lui-même avait les yeux humides, même s’il tentait de le faire oublier avec un large sourire.
— Un bien beau discours, vu que je pèse la somme de plusieurs milliards . Ce n’est pas difficile d’aimer un homme riche, amour de moi
— Peut-être ! Sauf lorsque l’homme riche, c’est toi. Tu te rends compte que tu es une vraie calamité, j’espère ! Il serait plus facile d’aimer un cactus.
— Toi et ta langue bien pendue ! commenta-t-il en riant à son tour d’un rire encore incertain qui me remua. S’il te plaît, Liya , épouse-moi. Rentre à la maison avec notre fils, et permets-moi de passer avec toi le reste de ma vie pour que je me fasse pardonner ma stupidité.
— Oui.
C’était dans les bras de cet homme que je me sentais heureuse.
— Alors, laisse-moi agir dans les règles.
Avec un tendre sourire, il tira un écrin de sa poche, et mit un genou à terre.
— Epouse-moi, Liya . Apporte-moi le bonheur. Taquine-moi, exaspère-moi, et ne renonce jamais à moi.
Comme si j’avais pu vouloir autre chose, alors que andre se tenait à genoux devant moi !
— Affaire conclue
André me passe alors la bague au doigt. Puis il se releve et m’embrasse, au beau milieu du wagon, sous les vivats des passagers ravis.
** *
André leve les yeux des photos qu’il examinait dans son bureau, et me voit moi sa femme , superbe dans ma robe toute simple.
— Je ne t’avais pas entendue entrer, dit-il.
Je m’approche de lui pour regarder par-dessus son épaule et émit un soupir.
— Tu es vraiment sûr ?
— Evidemment. Tu es la plus sublime égérie qui ait jamais figuré sur une publicité.
— La terre entière va penser que tu dérailles,
— Tu es idéale pour cette campagne, insista-t-il. Très belle, mais abordable. Les femmes vont se ruer sur ce parfum.
— Je pense qu’elles vont faire un succès encore plus grand à fleur .
— Ça se pourrait, concéda-t-il en riant. Nous verrons, quand on le lancera.
Je me glisse sur ses genoux, et il me serre contre moi.
— Oh ! je ne crains rien. En revanche, je ne pourrai pas travailler dans ton laboratoire de parfums comme prévu.
Il me dévisage choqué par cette annonce.
— Mais tu y tenais ! Tu m’as prouvé que tu étais la meilleure, et je comptais sur ta présence dans l’équipe...
— Eh bien, je ne vais pas disparaître, et tu peux toujours compter sur moi. Mais dans un labo, j’aurai du mal, avec toutes ces odeurs. A la maison, je pourrai travailler quand je me sentirai bien.
— Je ne te comprends pas, murmura André , déconcentré .
Je l’embrasse sur le bout du nez.
— Oh ! mon pauvre chéri ! Evidemment, pour toi, c’est incompréhensible... Les odeurs, vois-tu, ce sera difficile à supporter pour une femme dans ma condition.
Tout à coup, il comprend
— Tu es enceinte ?
— Oui
Incapable de prononcer un mot, André me serre plus fort contre lui.
Soudain inquiet, il s’écarte en demandant :
— Pardon, je n’ai pas serré trop fort ?
— Bien sûr que non
— Au fait, j’avais presque oublié, reprend André en ouvrant un tiroir. Je viens juste de recevoir ça. Je voulais te faire la surprise.
Je prend le document qu’il me tendait.
— La maison de grand-mère...
— Ta maison, corrigea André , très ému.
— Notre maison,. Oh ! Bébé ! Merci de tout
cœur !
— Je ferais tout pour toi, ma princesse , déclara-t-il en m’embrassant avec
douceur.
Il comblais ma vie. Lui, et ewran . Et ce nouveau bébé, qu’il soit fille
ou garçon. André avait le cœur débordant tandis qu’il m’embrassait de nouveau . La vie était belle, et le sera toujours. J’en étais convaincu
C’est ça mon histoire, de pauvre petite fille qui n’avait pas la chance d’avoir tout , je suis aujourd’hui la princesse d’un homme riche . J’ai eu des palpitations avec lui mais bon c’est comme ça .
On ne connaît vraiment pas son destin , quand je repenses à tout ceci je n’y crois vraiment pas . Ce que je sais il ne faut pas s’apitoyer sur son sort , il faut se battre et la vie vous récompenseras ..
J’oubliais avec la somme que andre a donné à angie , elle a su entreprendre avec , elle fait des voyages maintenant, elle a été meme à mon mariage , elle étais très heureuse pour moi.elle a des boutiques de vêtements un peu dans la ville . La vie l’a récompensé non? Elle a été gentille avec moi et m’a accueillis
Restez bon , soyez vous même , battez vous , le bon Dieu ne vous abandonneras pas ...
Merci de m’avoir lu bisous ?
Fin