XIII – LA CLOCHE DE QUATRE HEURES

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XIII – LA CLOCHE DE QUATRE HEURES Trois heures du matin venaient de sonner à l'église Saint-Eustache. À ce moment, où Paris tout entier sommeille encore, il y a déjà grand mouvement et grand bruit autour des halles. Du marché des Prouvaires à la fontaine des Innocents, une population campagnarde, que le citadin paresseux ne connaît pas, grouille et s'agite ; c'est la bourse des poissonniers, des maraîchers, de tous ces négociants aux souliers ferrés, aux mains calleuses, toujours armés du fouet, qui se chargent d'assouvir la gourmandise parisienne. Autour de la fontaine, les pavés disparaissaient sous les grands paniers de fruits qui couvraient le sol jusqu'au trottoir de la rue aux Fers. Les campagnards étaient là, gardant leur marchandise, immobiles, calmes, et laissant s'agiter la fou

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