VIII – OLYMPE DE TREGUERN

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VIII – OLYMPE DE TREGUERN Jamais les salons et les jardins de l'hôtel du Castellat n'avaient été encombrés plus magnifiquement. Sous les guirlandes de fleurs et de lumières, la foule brillante s'empressait au plaisir. C'était une de ces belles cohues que Paris seul au monde sait réunir et mettre en joyeuse fièvre. Il y avait là tout un essaim de femmes charmantes. L'esprit pétillait déjà dans les mille causeries nouées à l'aventure ; l'orchestre de Tolbecque essayait ses préludes vifs et gracieux. On sentait je ne sais quel éblouissement, précurseur de l'ivresse heureuse, parmi la tiédeur embaumée de cet air. Il faut le dire, les fêtes de madame la marquise valaient encore mieux que leur réputation. L'hôtel du Castellat, construit au temps où les fêtes étaient la grande affaire, était en

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