XI – L’INTÉRIEUR DU PAVILLON LOUIS XV C'était une pièce très vaste, haute d'étage et voûtée comme une chapelle. De chaque côté, dans le sens de la longueur, il y avait des fenêtres. Les murailles poudreuses gardaient encore çà et là quelques traces de fresques mignonnes dont les couleurs tendres essayaient de paraître sous les toiles d'araignées qui tombaient des frises et qui étaient grandes comme des haillons. Entre les fenêtres, on apercevait des vestiges de sculpture ; on devinait même en deux ou trois endroits le contour coquet de ces cartouches du temps de Louis XV qui encadraient les portraits ou les écussons. Mais ici le temps et la poussière avaient été aidés dans leur œuvre de destruction ; le marteau avait piqué les reliefs, et il semblait qu'un Vandale eût attaqué à coups de


