À l’hôpital Cochin, dans l’unité de soins intensifs, une lueur d’espoir perçait l’atmosphère stérile. Lena Moreau, plongée dans un coma artificiel depuis un mois après avoir été percutée par la voiture de sa mère, Claudia, dans un accès de rage près du Panthéon, montrait des signes de réveil. Trois jours plus tôt, le Dr. Pierre Moreau, neurochirurgien aux tempes grisonnantes, avait réduit les doses de propofol, espérant que l’inflammation cérébrale, stabilisée par une craniotomie décompressive, permettrait à Lena de revenir à la conscience. Ce matin-là, dans la chambre baignée d’une lumière froide, un miracle se produisit. Jacob, qui n’avait presque pas quitté le chevet de Lena depuis l’accident, était assis sur une chaise usée, son costume froissé et ses lunettes posées sur une table enc


