Dans l’appartement de la rue Oberkampf, Claudia était une femme déchirée, consumée par une rage qui alternait avec des accès de désespoir. L’éclat public à l’École des Beaux-Arts, où elle avait humilié Lena en la traitant de « briseuse de ménage », et la propagation virale de la vidéo avaient marqué un point de non-retour. Mais loin de l’apaiser, ces actes avaient creusé un vide en elle, un mélange de satisfaction amère et de chagrin pour la fille qu’elle avait blessée. Les photos du détective M. Laurent, toujours éparpillées sur la table, étaient un rappel constant de la trahison de Lena et Jacob, un carburant pour sa colère. Ce matin-là, Claudia, en congé forcé de l’hôpital Saint-Antoine après ses erreurs répétées, errait dans son salon, une bouteille de vin entamée à la main. Les ridea


