Tristan fut libéré sur intervention de son père venu à Roscoff le plus vite possible et après un long aparté houleux avec le commissaire Barthélémy. Édouard avait mis dans la balance toute sa notoriété et son prestige. Il se murmurait même qu’il avait versé une importante caution pour élargir son fils. On fit interdiction à Tristan de quitter Roscoff tant que durerait l’enquête sur le meurtre de Rodolphe de Battine. Il fallait qu’il passe à la police tous les matins, mais il arriva le premier matin avec un annuaire des marées et une carte marine. Si on voulait le voir certains matins, il faudrait venir à sa rencontre quelque part au large entre Brignogan et la baie de Lannion. Pour le reste, il n’avait, à l’entendre, aucune envie de partir, n’avait nul endroit où aller et continuait à traî


