Chapitre IX

3375 Mots

IX Parfois, en début de soirée, après avoir écrit pendant des heures, j’allais m’installer à la terrasse d’un café du port, Ty Per, regarder passer les voitures et la foule bigarrée des touristes de l’été. J’emportais avec moi un livre que, bien souvent, je ne prenais pas le temps d’ouvrir, trop absorbé par le spectacle de la rue. C’était un flux continuel que je suivais derrière mes lunettes, aveuglé et un peu assommé par le soleil. Les yeux mi-clos et sans le moindre effort ni la moindre résistance, je laissais errer mon regard et je jouissais d’une agréable torpeur. Les voitures qui passaient à mes pieds étaient des taches brillantes, des surfaces colorées et mouvantes, comme flottant dans l’air. Le petit manège pour enfants tournait sur la place sur des chansons populaires, les moinea

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