Chapitre 1

2054 Mots
••• On nait bon, avec un cœur vierge, un esprit sans vices et c'est le monde, ou plutôt les gens, ou encore nos propres parents qui nous tirent vers la noirceur. ••• Karim Firdaous Depuis mon tendre enfance je n'ai cessé d'être trahis, désabusé, laissé pour compte. Ça à commencer avec mon père qui s'est fait la malle dés qu'il a eu vent que ma mère était enceinte de moi, il s'est barré sans explication laissant ma mère livrer à elle-même dans ce monde de merde, elle s'appelle Rokhaya Ndiaye. J'ai vécu seul avec elle durant toute mon enfance jusqu'à ce que le destin décide que ma souffrance n'était pas assez et l'a enlevé à mon affection. On vivait aux Parcelles Assainies dans une petite chambre de même pas 10m2. Ma mère vendait des sandwichs le matin et quand elle descendait elle venait me chercher et je l'accompagnais au restaurant où elle avait un boulot de serveuse la nuit. C'était comme ça tous les jours, on était pas riche mais ses maigres revenus et le salaire merdique qu'elle gagnait en tant que serveuse ne servait qu'à payer le loyer, avoir de quoi manger, et me payer mes études. Les seules fois où je la voyait vraiment heureuse c'est quand je lui ramenait mes cahiers de devoirs avec d'excellentes notes ou quand à chaque fin de semestre elle voyait dans mon bulletin " 1er/...élèves". Je me souviens une année où j'avais eu une moyenne de 9,80/10, elle était tellement content qu'elle a pris la maigre somme qu'elle avait gagné les jours auparavant et m'a amené au parc d'attraction, c'était la première fois que j'y allait et j'étais tellement heureux que je ne parlait que de çà les jours qui ont suivis... Bien qu'étant un élève intelligent et travailleur, j'étais aussi le plus turbulent de toute l'école mais personne n'en faisait fi vu mes résultats scolaires. Je me faisais aussi remarqué d'une autre manière, j'étais le chouchou de mes maîtresses de classes, des filles et même des femmes de notre quartier. Un des héritages que m'avait transmis mes deux parents était la beauté, mon père est maghrébin et ma mère sénégalaise pure souche. Je ne l'ai pas connu mais la description que m'avait fait ma mère à son propos montre bien à quel point il était beau, charismatique et là où il entrait on n'avait d'yeux que pour lui. Elle me disait souvent que sur ce point je lui ressemblait énormément. Ma mère aussi n'était pas en reste, du haut de ses 1m80 elle était telle une déesse. Sa couleur ébène était scintillante, son regard de biche, ses cheveux noir bouclés lui tombant jusqu'au bas du dos et sa silhouette bien taillée, même avec l'âge sa beauté restait intact et embellissait partout où elle passait. Dame Nature fit son travail et j'étais le mélange de ces deux beautés de la nature, métisse, élancé, la chevelure douce et soyeuse, visage d'ange et des yeux bleus mélangé avec un vers sombre. J'étais beau, je le savais, et j'en étais fier, mais malheureusement ça allait être ma malédiction. Je pouvait passé plusieurs minutes avec le miroir de poche de ma mère à regarder mes yeux qui me fascinaient et fascinaient tout le monde. J'ai eu mon brevet de fin d'étude élémentaire en terminant premier du centre et je suis parti au collège. Dés le jour de la rentrée j'ai remarqué que toutes les filles de ma classe ont commencé à me tourner autour, sauf Une... Faut vous avouer que j'y étais un peu pour quelque chose... M'étant rendu compte de mon potentiel, j'avais commencé à faire du sport durant les grandes vacances, je partait à la plage aux premiers lueurs de la journée pour faire des exercice et le soir aussi j'y retournais. Et avec ma taille élancée, mes muscles saillants et l'adolescence qui faisait son travail je ne laissait personne indifférente. Je me rappelle, ma prof de math m'avait placé tout devant en face de son bureau, elle ne se gênée même pas pour me faire les yeux doux quand elle expliquait les leçons. Ça m'arrangeais un peu car je n'était pas très doué en math, enfin si un peu mais j'avais des 14/15/17 et elle faisait toujours en sorte que j'ai la note maximale en me donnant des +2 ou même corrigeait certains de mes fautes. Je pensais qu'elle faisait çà parce qu'elle m'aimait bien car j'étais travailleur et que je participais toujours à ses cours en répondant à ses questions ou en lui posant des questions intéressantes mais j'étais loin de me douter que la dame elle fantasmait grave mais je dis bien grave sur moi... Un jour à la fin de son cours qui était le dernier de la journée, je rangeais mes affaires pour partir quand elle m'interpella. -Elle: Karim -Oui madame Diop je lui avais répondu en balançant mon sac sur mon dos. -Reste un peu j'ai à te parler me dixit-elle. Je dis à Issa, le seul ami que j'avais dans ma classe de m'attendre un peu et je me suis rassis. Une fois tous mes camarades de classes sortis elle s'est avancée vers moi après avoir fermé la porte avec sa démarche flatteuse. Faut dire qu'elle n'était pas moche du tout du haut de ses trentenaires. Ce jour-là elle portait une jupe qui lui arrivait juste en bas de ses genoux et faut avouer que ça moulait à ravir ses formes plantureuses et une veste qui laissait entrevoir ses "balcons" bien ronds et garnis. Elle s'assit en face de moi sur ma table, moi sur la chaise et elle sur la table. Elle croisa ses jambes et commençât à me toucher les cheveux. -Elle: Alors Karim, ça va tu vas bien, tu comprends les leçon. -Oui madame je comprends bien ça va merci de demander. -Appelle-moi Anna me répondit-elle en souriant. -Euh...oui d'accord madam...Anna je lui dis un peu intimidé. -Voilà c'est mieux comme ça. Tes cheveux sont si doux et soyeux elle dit tout en continuant à les caresser, et tes yeux, ce bleu...je pourrais m'y plonger indéfiniment ( en me caressant le visage ) et ce visage si moelleux. -Elle: T'es un métisse ou quoi, je n'ai jamais vu ton père... -Euh oui je lui avait répondu, j'étais gêné et je ne savais ni quoi penser de tout ça ni où me mettre. La situation aurais pu être comique dans d'autres circonstances et ça m'aurais bien fait rire mais là c'était gênant et le chemin que ça prenait ne me plaisais pas du tout. Donc dans un élan venu de je ne sais où je me suis levé et j'ai sorti euh mad...Anna vous faites quoi... Elle s'est levée elle-aussi et a mis son doigt sur mes lèvres pour me faire taire. -Quoi, tu ne me trouves pas belle c'est çà ? Ou bien t'as une copine ? Moi en tout cas je t'ai toujours trouvé rayonnant de beauté et ta copine n'a pas ça elle dixit en me collant à elle, ma tête sur sa poitrine et comme si ça ne lui suffisait pas elle pris mes deux mains qu'elle posât sur ses fesses et commençât à se déhancher. Et moi sans m'en rendre compte j'avais fermé les yeux et je profitais. En un moment j'ai senti sa main sur mon entre-jambe entrain d'ouvrir la braguette de mon pantalon et là j'ai tiqué, je me suis brusquement éloigné d'elle le cœur battant la chamade et je l'ai regardé elle avait un sourire malicieux qui disait tout. Pris de peur j'ai récupéré mon sac à dos et j'ai couru vers la porte mais avant d'ouvrir la porte je l'entend me dire: -Si jamais tu t'avise de parler de ça à qui que ce soit je ferais de ta vie ici un enfer et j'irais même jusqu'à te faire renvoyer de l'établissement car j'ai le directeur dans ma poche. Et si cette menace ne te suffit pas je ferais en sorte qu'aucune autre collège ne t'accepte, je dirais que tu m'as fait des avances et d'après toi qui est ce qu'on va croire, un ado de 15 ans ou son prof elle termine en souriant. Je tremblais littéralement de peur, je suis sortie de la salle de classe limite en courant. Je respirais bruyamment et mon cœur battait vite et taper fort contre ma poitrine. Il m'a fallu presque cinq bonne minutes pour me calmer. J'ai rejoint Issa devant la porte de l'école et on est parti. Sur le chemin je n'ai pas pipé mot et ça a duré ainsi tout le mois novembre. Je fuyais le plus souvent les cours de math, mes notes ont commencé à chuter, j'étais presque tout le temps ailleurs durant les autres cours et je ne parlais presque même plus avec les gens. Ayant remarqué ce changement ma mère m'en avait parlé et dis de lui dire ce qui n'allait pas, mais vu que je disais que tout allait bien et qu'elle n'avait pas à s'inquiéter elle a fini par abandonner malgré sa réticence. Et puis les fêtes du mois de décembre sont arrivées et j'en ai profitais pour me ressourcer un peu et tout allait bien de nouveau. Mais j'étais loin de me douter que pire m'attendais au retour des fêtes... Décembre avait plié bagages, et une nouvelle année de 2010 débutais avec pleins de promesses et de rêves. Nouvelle année, nouveaux objectives, je voulais oublier, recommencer un nouveau chapitre dans ma vie et essayer de garder foi en l'humanité...J'avais retrouvait mon niveau d'antan et je participais à nouveau aux cours, sauf celui de Mme Diop bien sur et bizarrement elle m'avait foutu la paix et je n'en étais que ravi. À la moitié du mois de Janvier notre prof d'éducation physique et sportive est tombé malade et on nous a changé de prof. Mr Sylla était notre nouveau prof, il était grand et musclé avec son corps d'apollon. Un jour je me suis surpris entrain de le regarder et me dire que je voudrais avoir un corps comme le sien quand je serait grand, quand j'ai relevé les yeux j'ai vu qu'il me regardait aussi avec son visage hrrrrr, il avait un corps d'athlète mais son visage était d'une mocheté hrrrr... Au début il s'entendait bien avec tout le monde, il était drôle et mettait tous ses élèves à l'aise. Mais un jour en plein cours d'EPS je l'ai surpris à me mater le cul. Et un jour après son cours il m'a demandé de rester et comme un con j'ai fait ce qu'il m'a dit sans broncher, j'avais déjà oublier le cas Mme Diop. Il m'a après convoquer dans son bureau au fond de la salle de gym et quand je suis entrer il m'a direct bloqué contre la table de son bureau et à fermé à clé la porte. Il a mis sa main sur ma bouche, m'a retourné pour me mettre le haut du corps contre la table, j'étais dos à lui. J'ai senti sa main enlevé ma ceinture avec violence, j'ai commencé à crier avec sa main sur ma bouche mais rien ne sortait. Il m'a frappé fort contre la tête et j'ai étouffé un sanglots, mais larmes commençant à sortir à flot, j'étais jeune mais je savais sans l'ombre d'un doute ce qui allait se passer: il allait me v****r. Quelques secondes après j'était nu comme un sou, j'ai entendu sa braguette s'ouvrir et son truc dur contre mes fesses. Dans une ultime tentative pour me libérer je lui ai mordu les doigts et il a enlevé sa main quelques secondes mais à peine j'ai ouvert la bouche j'ai reçu un patate en pleine face qui m'a coupé le souffle et j'ai commencé à voir flou. Un instant après il m'a bâillonné et à commencer à faire sa salle besogne. C'était comme si on m'ouvrait le cul à coup de couteaux, je tentais tant bien que mal de me défaire de son emprise mais sa corpulence comparé à la mienne, le combat était perdu d'avance. Je me suis évanoui en sentant un liquide chaud ruisselait le long de mon entre-jambe jusqu'à mes genoux... Mon cauchemar venait seulement de démarré... • • • Premier chapitre de cette nouvelle aventure, j'espère qu'il vous aura plu. Vous connaissez la chanson, VOTER, COMMENTER, PARTAGER. • • •
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER