Chapitre 5

2090 Mots
••• Puisqu'il faut vivre, autant le faire avec le sourire et se dire que le meilleur reste à venir. Soprano. ••• Amir Firdaous Rencontrer Rokhaya était exactement ce qu'il me fallait dans ma vie jusque là monotone. C'était le coup de pouce qu'il fallait à ma vie pour vraiment bouger. Après le festival on s'était revu vu que j'avais au préalable réussi à obtenir son numéro. J'avais demandé à mes parents de rentrer et de me laisser quelques jours au Sénégal en guise de congé. Avec Rokhaya on se voyait tous les jours durant, entre soirée resto, cinéma etc. Et un samedi je me souviens très bien, on s'était rendu à Saly pour profiter un peu de la plage, on avait loué une suite dans un hôtel de la place. L'après-midi elle m'a tellement chauffé pendant la baignade, avec son maillot de bain rouge sang, que je me suis battu corps et âme contre mon désire de me jeter sur elle. Le soir venu, on devait aller au restaurant pour dîner mais elle avait dit avoir mal à la tête alors on a dû annulé. En contre partie on s'est posé sur le salon pour regarder un film, et par intervalles de temps elle se levait et faisait des vas et viens, en se dandinant tout simplement vêtu d'un t-shirt et d'un short qui moulait parfaitement ses forces plantureuses. Là aussi j'ai dû lutter comme un beau diable pour ne pas lui sauter dessus, mais finalement, à un moment où elle s'était mise devant la télé à chercher je ne sais quoi dans sa sacoche, je me suis levé pour aller aux toilettes histoire de ma calmer un peu, ça commençait à vraiment chauffer pour moi... Heureusement ou malheureusement au lieu de me retrouver au toilette, j'étais là, collé à elle par derrière, les bras lui entourant la taille et la tête posé sur son cou où je dépose machinalement un petit bisous en m'enivrant de son parfum exotique. Même si j'avais agis machinalement, sans vraiment préméditer mes actions, je m'attendais à ce qu'elle me gronde ou quelque chose de la sorte mais à la place elle a encore plus entouré mes bras autour de sa taille et si niché un peu plus contre moi avant de lâcher un petit grognement de désir. Pour moi c'était le coup d'envoi, et sans pouvoir me retenir je l'ai tourné vers moi avant de saisir ses lèvres avec envie. Cette nuit là était la plus belle de toute ma vie, mais malencontreusement, celle qui allait être le début d'une longue et très douloureuse chute... Trois ou quatre jours plus tard, elle est venue me trouver pour m'annoncer la bonne nouvelle, elle était enceinte. Ce jour-là j'étais tellement heureux que sans trop réfléchir j'ai directement appelé mes parents pour leur annoncer la nouvelle. Ils m'ont remonté les bretelles, façon de parler, avant de me dire d'épouser la fille quand elle aura accouché. Ma mère a attendu que mon père sort pour me crier son bonheur d'être enfin grand-mère. J'étais vraiment heureux en ce moment là... Peu de temps après Rokhaya a commencé à s'éloigner de moi, au début j'ai penser que c'était les hormones car vous savez les femmes quand elles sont enceintes là... Mais ça a commencé d'aller de mal en pire, elle venait plus me voir, ne répondait ni à mes appels ou messages. Inquiets, j'ai décidé d'aller chez elle lui rendre visite mais si j'avais su ce qui m'y attendait... Arrivé chez elle c'est une dame qui m'ouvre, je la salue et demande après Rokhaya. Sans me répondre elle me demande qu'est-ce que je voulais à sa fille en me regardant de haut en bas comme pour me rabaisser. Ce qui ne me plaisait pas du tout mais vue que j'étais devant la mère de celle que j'aime je devais faire bonne impression je me suis dit. -Enchanté Mme Ndiaye, je suis Amir le copain de Rokhaya. -Elle: Alors c'est vous me dit-elle avec mépris ? C'est vous qui avez engrossé ma fille ? Surpris qu'elle soit au courant et gêné de la manière dont elle me regardait je me suis tut un moment avant de lui demander est-ce que je pourrais la voir. Elle rit sarcastiquement avant de me répondre: -Elle: T'es culotté toi, tu engrosses ma fille et tu oses débarquer ici pour dire que tu veux la voir. Tu te prends pour qui, ou bien tu penses que parce que t'es blanc que tout t'es permis ? -Je suis désolé Mme mais je penses que vous vous méprenait sur mes intentions, ce qui s'est passé avec Rokhaya n'était pas voulu on s'est emporté mais je suis prêt à prendre mes responsabilités. J'aime éperdument votre fille et j'aimerais la prendre pour épouse. -Elle: Hahaha, tu n'a vraiment aucun respect toi on dirait. Tu crois vraiment que moi Aïssatou Diop je vais donné ma fille en mariage à un blanc ? FICHE LE CAMP DE CHEZ MOI AVANT QUE JE NE T'INSULTE TA MÈRE ET VITE ! Sûrement attiré par les cris Rokhaya arrive en priant sa mère de me laisser entrer et qu'on en parle calmement avant d'attirer tout le voisinage. -Toi tu retournes dans ta chambre je te dis si tu veux pas que je te tue lui répond sa mère et toi tu sors de chez moi elle me dit en se retournant de nouveau vers moi si tu ne veux pas que je porte plainte contre toi pour viol et violation de domicile. -Rokhaya: Mère je t'en prie ne fais pas ça je l'aime vraiment et je suis d'accord pour être son épouse. -Yaw doul la wakh ( toi merde je te dis ) retournes dans ta chambre je m'occuperai de ton cas après. -Je t'en supplie maman lui dis Rokhaya en avançant dans ma direction mais elle le stoppe en la poussant et elle tombe. -Elle est enceinte je lui cris en entrant rapidement dans la maison rattraper Rokhaya avant qu'elle ne tombe. J'avais réussi à la rattraper avant qu'elle ne tombe et la ramené dans sa chambre pour la mettre au lit mais à peine 5 minutes plus tard je me faisais embarqué pour violation de domicile, sa mère avait belle et bien porter plainte contre moi. Après cela j'ai passé sept jours horribles en prison avant qu'elle ne décide de retirer sa plainte et seulement après avoir conclu un accord avec mon avocat, contrat stipulant que je devais quitter le pays dans la journée et ne plus revenir. Je suis partie du Sénégal triste, le cœur qui saigne et criant à l'injustice et surtout sans avoir pu lui dire au revoir, c'était la dernière fois que l'ai vue en chaire et en os. •• Karim Firdaous C'est vers 7 heures du matin que je suis arrivé à la maison familiale de ma mère. Je toc à la porte et c'est une jeune fille d'à peu près mon âge qui m'ouvre. -Bonjour je peux vous aider me demande t-elle gentiment. -Bonjour, est-ce que Oumou est là je lui demande en regardant derrière elle. -Tata Oumou Ndiaye me demande t-elle - Euh oui je crois. - Je vais vous l'appeler tout de suite, entrer elle me dis en me laissant passer et m'amène au salon, afin je suppose vu la déco. C'est une femme, la trentaine, qui se présente à moi, Oumou sûrement vu la ressemblance avec ma mère. -Bonjour vous me demandiez ? -Oui c'est moi, Karim. Je vous ai appelé tout à l'heure, je suis le fils de votre sœur. -Oh c'est mon neveu ça, comment tu vas ? Mais dit dont, t'as bien grandit hen. La dernière fois que je t'ai vu t'étais âgé de seulement 3 semaines. -Je vais bien alkhamdoulillah je lui répond. -Tu lui ressemble vraiment beaucoup mais dis moi qu'est-ce qui t'amène et comment elle va ta mère me demande t-elle en souriant. -Alors c'est à ce point je lui dis amèrement -Qu'est-ce qui est à ce point elle me demande. -Vous l'a détestiez à ce point ? Vous ne savez donc pas qu'elle était gravement malade et qu'on a dû l'hospitaliser ? -Malade, non je ne savais pas elle me répond l'air surprise. Et comment elle va maintenant j'espère qu'elle sa santé s'est améliorée ? -Elle est morte je lui répond sans cligner des yeux, il ne faut pas que ces monstres voient ma tristesse, c'est à cause d'eux tout ceci, c'est de leur faute. -MORTE elle répond en criant avant de se jeter à mes pied en criant à la mort. NOOOON, PAS MA SŒUR NOOON. -Qu'est-ce qui se passe ici dit une femme entrant en trombe dans la pièce. -ELLE EST MORTE MAMAN, SAMA RAKK DJI DÉ NA YAYE ( ma sœur est morte maman). Elle me regarde en écarquillant les yeux, sûrement en venant de comprendre à qui ça fille faisait allusion. -Wooooy sama dome dji (ma fille) elle crie en se tenant la tête avant de tomber au sol en pleurant à chaude larmes. Après un moment elle s'arrête et lève les yeux vers moi avant de se lever pour venir me prendre dans ses bras. Je le stoppe doucement avant de reprendre: -Ce n'est pas pour vous insulter mais s'il vous plaît arrêter votre cinéma. Je connais les circonstances du départ de ma mère de chez vous. Si vous teniez vraiment à elle comme vous voulez me le montrer en ce moment vous ne l'aurez pas chassé de chez vous. Comment peut-on envoyer sa propre fille qui venait d'accoucher dans la rue avec tous les dangers qu'il y a pour une femme, avec un bébé qui plus est. Elle s'est décarcasser pour m'éduquer, me nourrir et m'envoyer à l'école. Elle a pris soin de moi toute seule sans personne pour l'aider ni l'apprendre comment s'occuper d'un enfant et vous voulez me faire croire que sa mort vous touche. Des conneries oui ! -Ne dis pas cela mon enfant dis ma pseudo grand-mère et tentant de s'approcher encore de moi. -Je ne veux ni de votre pitié ni de votre soutient. Si je suis là c'est parce que sur son lit de mort elle m'a demandé de venir chez vous si j'avais besoin d'où logé. Mais ne pensez pas que je le fais de gaité de cœur, loin de là. Ce n'est que temporaire, au premier opportunité je quitte ici. Vous et moi faites comme si on n'avait aucun lien de parenté, ce qui est le cas pour moi en tout cas. -Hé c'est bon comme ça, tu as assez parlé. Comment oses tu venir dans ma maison et m'insulter sale b****d. On dirait que les gènes de ton violeur de père on pris le dessus chez toi. Sa ndeye bou teudione ay tankam ( Si ta mère avait fermé ses cuisses ) on en serait pas là. -Oumou: Ay yaye sa dome ngay waxal ( Mère, c'est de ta fille dont tu parle). -Enfin tu montre ton vrai visage je lui répond, maman m'avait mis en garde contre toi, content de voir qu'elle avait raison ma haine pour toi n'en est que décuplée. -Tais-toi je te dis toi, je n'héberge pas de b****d chez moi, tu peux retourner dans le trou où t'es sorti et y crever cela ne me fera pas ni chaud ni froid, comme la mort de ta prostitué de mère elle répond avant de sortir du salon comme elle était entrée. -Reste là je vais lui parler, tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux je m'en porte garant me dit Oumou en essuyant ses larmes, je vais dire à Yacine de te préparer une des chambres d'en haut. Elle n'est pas méchante tu sais, elle a juste été éduquée avec des principes qui n'ont plus lieu d'exister. Après ces mots elle sort elle aussi du salon me laissant seul, encore un peu et j'aurais étouffé l'autre vieille mégère sans scrupule. Je me rassois sur la fauteuil, en essayant de me calmer. Quelques semaines plus tard j'ai pu reprendre l'école mais rien allait plus, mes notes baissaient. D'un côté mon père biologique qui a refait surface disant vouloir me parler et se rapprocher de moi, selon lui je n'étais pas en sécurité chez la maison familiale de maman et que je ne connaissais pas toute la vérité, ses paroles ne me laisser pas indifférent bien sûr. Et d'un autre côté, ma vipère de grand-mère qui me menait la vie dure... • • VOTER, COMMENTER, PARTAGER. Je compte sur vous. • • •
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