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On peut convaincre tout le monde qu'on a changé mais jamais soi-même.
Maître Gims.
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Amir Firdaous
Je sais que vous me détestez ( enfin si vous avez lu le livre jusque-là mdr ) mais la version de l'histoire que vous connaissez n'est pas la bonne. Laisser moi vous raconter...
Je m'appelle Amir Firdaous, ça vous le savez déjà. Je suis marocain de père et de naissance. Mon père s'appelle Jamal Abderahman Firdaous et ma mère, sénégalaise s'appelle Astou Mbène Mbengue. Je suis enfant unique et ainsi seul héritier de la famille Firdaous et de Firdaous Transport-Logistique. J'ai tout prie de mon père, son teint clair, sa beauté, son éloquence, bref tout. Et de ma mère, rien sur l'aspect physique mais la force et le caractère des pays de l'Afrique noir. Elle me disait souvent pour me taquiner " Tu n'es qu'un traître Amir, je te porte neuf mois sans répit vu que t'étais une boule d'énergie à toi tout seul, et toi quand tu viens au monde dieul sa niawayou papa bi ( en prenant la mocheté de ton père ) et rien de moi ". Je lui répondais toujours que si papa était moche, jamais une bombe comme elle, ne se serait mariée avec lui et elle me lançait à chaque fois ses chaussure en me poursuivant dans toute la maison. C'est un phénomène elle, et même avec l'âge elle n'a pas changé c'est pourquoi je l'aime autant.
Bref revenons à nos poulets ( c'est mieux que moutons non mdr ? ). Après avoir fini mes études j'ai repris les reines de l'entreprise. On faisait dans l'international et vu que ma mère est sénégalaise, mon père avait créer un filiale de l'entreprise familiale dans ce beau pays. Quand une année, le filiale a eu son plus gros contrat pour l'organisation d'un festival réunissant plusieurs pays de la sous région et de l'UE. Le festival se tenais à Dakar et avec les parents on a décidé de profiter de l'occasion pour venir au Sénégal, la première fois pour moi. J'étais tellement excité de découvrir ce magnifique pays, le pays de ma Reine, ma mère, que je ne parlais que de ça les jours précédents. Si j'avais su ce qui m'attendais à mon arrivée...
Arrivé dans la capitale sénégalaise on s'est installé dans un hôtel pas très loin du lieu du festival. Le jour venu, mes parents avaient décidé d'aller à l'île de Gorée pour visiter et pour " ne pas te gêner dans ton travail " disaient-ils. Le festival a tenu sa promesse, tout le travail qu'on avait fourni a été une réussite donc j'avais décidé de me promenait un peu dans l'endroit. Les gens s'amusaient, riaient... Je les regardait le sourire aux lèvres, verre à la main quand tout à coup mon regard fut attiré par quelqu'un. Un peu plus loin devant moi se tenaient deux femmes. Elles étaient au buffet entrain de se servire, elles étaient toutes les deux de jolies créatures mais mon regard était plus attiré par celle de droite. Vous voyez, ce genre de beauté angélique qui vous coupe le souffle et bah celle-là en était loin, de loin mieux. Je prenais tout mon temps à la détailler de la tête aux pieds. Sa taille et ses formes bien ce qu'il faut là où il faut, son teint noir éclatante, ses cheveux bouclés et bien entretenu qui lui arrivaient jusqu'en bas du dos... Oh mon Dieu que m'arrive t'il je m'étais demandé en ce moment là.
Et puis les yeux de l'autre se sont levés vers moi, elle s'est baisser pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille et une fraction de secondes plus tard nos regards se sont croisés et là les battements de mon cœur se sont accélérés. Elle a soutenu mon regard quelques secondes et ses lèvres pulpeuses se sont étirées pour un sourire franc qui me contamina de suite. Oh ce sourire là, j'aurais donner tout l'argent que je possède pour qu'elle ne s'en sépare jamais...
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Karim Firdaous
Les jours qui ont suivis le décès de maman, je m'étais enfermé dans une fade routine. Avec l'argent que Aïcha m'avait donné j'ai réglé les frais médicaux des jours où ma mère était à l'hôpital et le reste je l'avais gardé pour acheter de quoi manger et autres. Même si Aïcha me ramenait toujours chez elles à l'heure du goûter pour manger et à la descente je passais chez elle prendre le déjeuner et à chaque fois elle mettait un peu de côté et me le donner pour mon dîner quand je rentrer. J'avais repris les cours, beaucoup me diront que c'était hâtif et je le concède. Mais au moins ça m'aider à ne pas trop y panser. A chaque fois que je mettais les pieds dans notre petite chambre que je partageais avec maman j'étais d'humeur morose. Tout me la rappelait et me rappelait à quel point elle me manque. Chaque meuble, chaque recoins, ses habits... Il m'arrivait même parfois de me demander si ce n'était pas qu'un mauvais rêve, mais hélas la douleur qui montait vers mon cerveau après que je me sois pincé le bras me rappelle que c'est la réalité, aussi dure soit-elle je me dois de l'accepter. Même si je n'y arrive pas vraiment.
Un jour à force de vouloir tout prendre sur moi et de vouloir montrer à tout le monde que tout va bien, j'ai fini par craquer, j'ai encore pleurer comme une madeleine mais cette fois-ci je ne me retenais plus. J'ai tous jetés par terre, la chambre était en piteuse état quand Aïcha m'a trouvé là. Je lui ai tout expliqué, de comment je me sens depuis cette affreuse nouvelle, du retour de mon père, tout. Elle m'a dit qu'elle avait expliqué ma situation à sa mère et qu'elle était d'accord que je vienne vivre chez eux. Je n'étais pas très emballé sur sa proposition mais ça allait me permettre de ne plus penser à tout ça et d'être plus près de ma copine alors j'ai accepté. Le lendemain c'était mercredi et vu qu'on terminait tôt les cours, elle m'a accompagné prendre mes affaires et on est allé chez elle. Elle m'a montré ma chambre et m'a aidé à m'installer, sa mère n'allait pas tardé à arrivé m'avait-elle dit. On s'est alors posé dans sa chambre pour papoter un peu en attendant sa mère, je voulais la remercier. Je sors depuis quelques mois avec sa fille, elle ne m'a jamais vu et elle me laisse vivre chez elle. Ça doit vraiment être une personne formidable, malheureusement il y'en a plus des comme elle j'avais penser en attendant sa venu...
C'est vers environs 21 heures qu'on a entendu sa voiture entrer dans le garage. Après un bref instant on toc à la porte.
-Entre maman dit Aïcha en se levant. Elle me tire pour me mettre debout à ses côtés quand sa mère entra, et là j'ai cru halluciner. Mon cœur commença à battre à une vitesse folle, c'est comme si un tambour battait à l'intérieur de moi. Les choses se passèrent comme si je n'était plus vraiment là, comme je n'était plus qu'un passager dans mon propre corps. C'était comme si mon esprit était sorti de mon corps et flottait au dessus de moi. J'entendais leurs voix mais de façon lointaine, je ne faisais que acquiescer à leurs propos sans vraiment y prêter attention. Elle m'avait dit que ça mère était prof de math dans notre école. Comment est-ce que j'ai pas pu faire le rapprochement, il n'y avait qu'une seule femme prof de math dans l'école et moi j'ai rien vu, tellement j'étais à fond dans le bonheur que je vivais avec elle que mon esprit a comme fermé les yeux sur ça, me cachant la vérité. Si seulement j'avais ouvert les yeux, si seulement je m'étais interrogé là-dessus, j'aurais su avant d'aller plus loin que je nouais une relation avec la fille même de la diablesse qui avait voulu m'arracher mon innocence, Mme Diop. Mais au lieu de ça comme un con j'ai foncé tête baissé dans la gueule du loup.
Le reste de la soirée j'étais absente, à des milliers de kilomètres dans mes pensées. Aïcha m'a demandé si j'allais bien et je lui ai dis que tout allait bien. Qu'est-ce que vous auriez fait à ma place ? Lui dire que non, que rien n'allait bien, que sa mère était une perverse qui m'a fait des avances et qui a voulu abusée de moi ? Une nymphomane qui a failli voler mon innocence et m'a menacé de ne rien divulguer ? Non je ne penses pas que vous auriez fait ça et n'empêche tout ce que sa mère m'a fait, j'étais éperdument amoureux de Aïcha et ne voulais que son bonheur donc je me voyais mal lui révélé ça... A l'heure du dîner elle m'a appelé pour aller manger, j'ai gentiment décliné et lui ai dis que j'allais dormir car j'avais mal à la tête. Elle m'a fait un bisou sur les lèvres et est partie en me souhaitant bonne nuit. Je suis allé dans la chambre où j'avais mis affaires, j'ai fermé la porte à clé. J'ai rangé mes affaires et j'ai attendu: 22h, 23h,00h, 01h, 02h j'ai pris mes bagages et je suis sorti en douce. Arrivé à porte je m'apprêtais à l'ouvrir quand j'entends:
-Tu comptes aller où à pareil heure.
- Plus loin de toi que possible je lui répond en me retournant pour lui faire face.
-Tu ne bougeras pas d'ici me dit-elle en avançant vers moi.
-Et qui va m'en empêcher, toi je lui répond en la défiant du regard.
-Tu as oublié ce que je t'avais dis ou quoi. Ou bien tu veux que je me répètes. Tu ne bougeras pas d'ici, je vois à quel point ma fille est heureuse avec toi et je ne vais pas te laisser la quitter. En plus tu est sûrement un bon coup me elle me répond en me regardant de haut en bas et j'ai vu dans ses yeux la même lueur qui s'y était installé ce fameux jour où...vous savez.
-Tu ne changeras donc jamais... Mais ne t'inquiètes pas tes menaces je les ai pas oublié, tu me les a répétés deux fois. Mais souviens toi, la deuxième fois c'est moi qui es venu te voir pour te " menacer " ( en mimant les guillemets avec mes doigts ) mais au final je t'ai fais tout avouer, écoutes moi ça je lui dis en mettant sur play le fichier audio. Ce fichier où elle avouait tout son crime, je l'avais enregistré ce jour là. A la fin de l'audio elle avait les deux mains sur la bouche et les yeux écarquillés.
-Je voulais allé le déposé au commissariat mais je ne sais pas pourquoi je n'y suis jamais allé, sans faire vraiment exprès je protégeais Aïcha, tu devrais la remercier. Mais je te jure sur la mémoire de ma mère si jamais je te revois roder autour de moi Aïcha ou non je ne répondrais plus de mes actions, tu pourriras en prison je te l'assure je termine en la laissant planté la et je suis parti.
J'étais là ou milieu de la nuit à traîner dans les rues, je décidais de retourner à la maison. Arrivé j'ai appelé le propriétaire pour qu'il me remette les clés de notre chambre et devinez ce qu'il m'a répondu: " Désolé Karim mais j'ai déjà reloué la chambre " avant de me raccrocher au nez. Sur le coup j'avais pas vraiment compris, et j'ai ri jaune. J'étais là en pleine nuit entrain d'éclater de rire tout seul comme un fou. C'était irréel, je devais sûrement entrain de rêver. Mais comme on dit, c'est quand on est vraiment au fond du gouffre qu'on voit vraiment le vrai visage de ceux qui nous entourent. Je n'avais plus nulle part où aller et j'ai fini par dormir la devant la porte de la maison, exténué par tant de souffrance. Je fus réveillé par les premier rayon de soleil de la journée. Je suis allé à la boutique acheter un sachet d'eau pour me lavée le visage et j'ai pris mon téléphone pour appeler la dernière personne qui pouvait m'aider en ce moment. Avant de mourir, ma mère m'a donné son numéro pour l'appeler quand j'aurai vraiment besoin d'aide. Celle la même qui avec sa famille, avait abandonné ma mère.
Sa grande sœur...
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