XXVI

2348 Mots

XXVI J’attendis deux jours, puis j’envoyai Marguerite chez lui. On lui répondit qu’il était parti et qu’il serait absent au moins une semaine. Comme si Léonce eût deviné l’attrayante proposition d’une promenade au bord de la mer qu’Albert m’avait faite, il m’écrivit qu’il devançait son arrivée et il m’offrait d’aller visiter ensemble les beaux châteaux de la Renaissance au bord de la Loire, les vestiges de Chantilly et cette ombreuse solitude de Rosny, où une princesse a passé les seuls jours tranquilles et riants de sa vie. Je fus toute bouleversée par cette idée ; elle me séduisait et m’attirait comme une tentation de bonheur et aussi de délassement. Depuis longtemps toute distraction était retranchée de la vie austère que je menais ; quelques jours de voyage et de liberté insoucieuse

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