XXV

619 Mots

XXV Je compris à la joie d’Albert l’imprudence que j’avais faite ; il arriva chez moi le lendemain, et me dit, radieux : – Oh ! chère Stéphanie, quels vers charmants ! – Ne les louez pas trop, lui dis-je en souriant, et n’allez pas faire ce que font les pères en parlant de leurs enfants difformes. Sans vous, Albert, je n’aurais jamais fait un vers de ma vie ; ils procèdent donc de vous, mes deux pauvres sonnets, mais ils n’en sont pas dignes. – Laissez-moi être heureux du moins du sentiment qu’ils révèlent et qui vient bien de vous ! – Je savais par René que vous alliez partir, et j’ai voulu, répliquai-je, vous faire ainsi un adieu un peu tendre. – Je veux croire qu’il était senti, poursuivit-il ; un poète a dit quelque part : L’adieu fait aimer le retour. Oh ! comme je vais reveni

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER