IX
– Il est charmant ! se dit Arthur. Il est fait tout exprès pour moi ! – Hermès, ravi de son : succès, voulut le pousser jusqu’au bout et se mit héroïquement à faire « un doigt de cour » à la comtesse. C’était pour achever la noble dame. Elle lui en sut d’autant plus de gré qu’elle avait, hélas ! renoncé à l’amour, et à ses pompes, et à ses œuvres, et qu’en vertu de cette loi qui nous condamne à nous faire un mérite de nos infirmités, elle était fière de résister à un jeune homme qui, en des temps moins désastreux, lui aurait plu de toute manière. L’infirmité de la comtesse n’était pas de celles qui mettent en péril l’existence d’une femme. Même elle n’empêcha pas, dit-on, le grand Louis XIV… Quoi qu’il en soit, la beauté, comme l’âme, a ses pudeurs, et ! madame de Féreste sortit victorieuse d’une lutte dans laquelle le judicieux Hermès, – qui avait confessé le médecin, – s’estima fort heureux de n’avoir point à succomber.