XIII

166 Mots
XIII Et Flore !… En se livrant aux plaisirs de l’équitation et aux fatigues de l’étude, Arthur reportait quelquefois sa pensée sur la douce fille. Il ne pouvait la comparer à aucune des héroïnes dont les aventures l’avaient charmé. Certainement, si elle avait été en possession de tout son bon sens, elle aurait été plus fidèle que Manon, moins raisonneuse que Julie d’Étanges, moins pleurnicheuse que Clarisse. Peut-être se serait-elle un peu rapprochée de Charlotte. Son sort n’en était pas moins digne de pitié. Arthur versa quelques larmes, les premiers jours, en songeant à l’ingénuité – et aux beaux yeux – de la vierge de l’Île-Belle. Puis, le temps qui transforme tout, même la conque marine des mollusques en cristal, apaisa peu à peu le feu de ses regrets. Et une heure sonna enfin, où Flore ne demeura plus, dans sa pensée, que comme une apparition fugitive. Ô éternité de l’amour ! ô serments ! ô douleur des séparations ! J’ai honte de le dire, mais Arthur, après quatre mois de tristesse accordés à Flore, ne put s’empêcher de sourire, se rappelant qu’il avait voulu l’épouser.
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