XII

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XII La seconde catégorie du système d’Hermès était toute physique. L’équitation, la chasse, l’escrime, la gymnastique, la natation, la savate elle-même, belles sciences trop négligées par quiconque veut jouir de l’estime publique, furent cultivées par le baron avec succès. Le comte, son père, pleurait de joie comme une vieille femme, le voyant se former si bien et si vite. En effet, Arthur, à seize ans, était beau comme Endymion, découplé comme un jeune athlète, et sa conversation étincelait de reparties. La comtesse parfois, en l’écoutant, ne pouvait en croire ses oreilles. C’est qu’elle ne savait pas, la bonne dupe, à quelles sources spirituelles avait été trempé l’esprit de son fils. Il l’effrayait par l’étendue de ses aperçus. Souvent, interrogeant ses souvenirs, elle se demandait s’il était bien possible qu’un, homme résigné, comme l’avait toujours été son mari, pût avoir contribué à tirer du néant un enfant qui, chez les Pélasges, aurait passé pour un demi-dieu. Le doute ne lui étant pas permis, – car la comtesse avait gardé religieusement la foi conjugale jusqu’à l’époque de ses relevailles, c’est-à-dire pendant un an, six jours, trois heures et quelques minutes ; – la chose lui paraissait absolument incompréhensible.
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