LV
Eh bien, ce qui m’étonne le plus dans ma philosophie de fraîche date, c’est qu’une société dans laquelle se passent chaque jour des choses semblables, – car, ô lecteur ! daignez porter les yeux autour de vous, et dites-moi quelle est la créature ayant une notoriété quelconque, qui n’ait pas été diffamée de la manière la plus scandaleuse, – ce qui m’étonne, dis-je, c’est qu’une telle société ait le toupet de se dire chrétienne. Elle n’a donc jamais lu les Évangiles, « – Salissons-nous les uns les autres ! » cette honorable règle de conduite des temps modernes n’est pas sans originalité, mais elle ne ressemble guère au précepte de celui que les apôtres appelaient « le divin maître. » Quant à moi, je ne suis peut-être qu’une intelligence obtuse, mais ; avec la meilleure volonté du monde, je ne reconnais pour chrétien que celui qui vit en chrétien.