XLVIII

135 Mots
XLVIII On ne se console de rien plus facilement que des peines d’autrui. La comtesse, effrayée d’abord, prit philosophiquement son parti d’une affaire dont elle n’attendait rien d’agréable ou de profitable. Le même soir, elle eût une longue conversation avec son mari. Arthur, en chemise, pieds nus, s’était levé, se méfiant de quelque chose, et il écoutait à la porte. Ce n’avait pas été sans peine que sa mère, malgré l’empire despotique qu’elle exerçait sur son entourage, était parvenue à le soumettre. Le jeune baron avait un caractère très opiniâtre. Il ne pouvait admettre qu’on l’empêchât de revoir Flore. Il n’avait rien dit, tout d’abord. Mais quand, le soir, le bruit se répandit dans le château que la jeune fille était devenue folle, il s’emporta, fit à sa mère de violents reproches, pleura, frappa du pied, s’arracha les cheveux, et, en manière de conclusion, finit par dire : – Je me tuerai !
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