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la fille maltraité du Bêta

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Blurb

Dans la meute White Moon, chaque transformation se fait à dix-huit ans.

Sauf la sienne.

Julia, fille du Bêta, n’a jamais reçu son loup. Un vide incompréhensible. Une anomalie que la meute préfère ignorer… tout comme elle. Devenue une ombre parmi les siens, elle endure le rejet, le silence, et des regards qui en disent trop.

Jusqu’au jour où tout change.

Un lien. Invisible, mais indéniable.

Son compagnon n’est autre que le futur Alpha.

Il ne la repousse pas.

Mais il ne la revendique pas non plus.

Pourquoi ?

Pris entre secrets et non-dits, ce lien semble cacher bien plus qu’il ne révèle. Et lorsque le futur Alpha revient de son entraînement, accompagné d’une louve qu’il présente comme sa compagne… quelque chose se brise.

Ou peut-être… quelque chose commence.

Car certains silences ne sont pas des refus.

Et certaines absences… ne sont pas un hasard.

Julia n’a peut-être jamais été faible.

Elle n’a peut-être simplement jamais su ce qu’elle était réellement.

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Chapitre 1 : Le Poids du Silence
Point de vue de Julia Je m’appelle Julia Vaugen, et dans le monde des loups-garous, je suis une anomalie. Une erreur de la nature. À vingt ans, je devrais être une louve accomplie, fière, forte, capable de sentir l’appel de la lune vibrer dans mes veines et de répondre à son chant. Pourtant, alors que mes semblables ont célébré leur première transformation à dix-huit ans dans des cris de joie et de puissance, mon loup reste désespérément silencieux. Comme s’il n’avait jamais existé. Pour la meute **White Moon**, je ne suis qu’une paria. Une "sans-loup". Un vide humiliant qui porte pourtant le nom prestigieux des Vaugen comme une ironie cruelle. Comme une tâche sur un héritage que je n’ai jamais demandé. Mon père, Mike, le Bêta de la meute, ne me regarde plus vraiment. Et quand il le fait, c’est toujours avec cette même fissure dans les yeux, comme s’il cherchait encore le reflet de ma mère disparue. Elle est morte en me sauvant. J’avais trois ans. Trop petite pour comprendre que le sang sur ses mains n’était pas un cauchemar, mais un adieu. Depuis, je vis avec cette dette que personne ne prononce mais que tout le monde me fait payer. Pour lui… pour Steven, mon frère, futur héritier du rang de Bêta… je suis la faute vivante. Celle qui a survécu alors qu’elle n’aurait pas dû. Celle dont la Déesse de la Lune aurait décidé de se détourner, me condamnant à être incomplète. Mais le plus grand secret de ma vie, celui qui me consume lentement de l’intérieur, porte un nom : **Reagan Matters**. Le futur Alpha. Mon compagnon. Le jour de mes dix-huit ans, le destin a scellé nos âmes. J’aurais dû ressentir la chaleur, l’appel, la reconnaissance sacrée du lien. Mais tout ce que j’ai reçu, c’est le froid. Son rejet silencieux. Sa colère contenue. Son regard comme une lame. Et puis ses mots, gravés en moi comme une blessure ouverte : — *« Je t’ordonne, en tant que futur Alpha, de ne pas me rejeter et de ne parler de notre lien à personne. »* Puis il est parti. Et depuis, je vis avec une cage invisible autour du cœur. Je ressens tout. Chaque souffle de lui. Chaque rire qui ne m’est pas destiné. Chaque contact, chaque autre femme qu’il choisit pour oublier ce lien qu’il refuse d’accepter. Et moi, je me tais. Parce que je n’ai pas le droit d’exister dans cette histoire. ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ Il est six heures trente du matin quand le réveil brise le silence de ma chambre. Trop brutal. Trop réel. Je n’ai pas vraiment dormi. Les nuits ne sont plus des refuges depuis longtemps — seulement des espaces pleins de douleurs fantômes et de pensées qui tournent sans fin. Je reste un instant immobile, fixant le plafond, comme si j’attendais que quelque chose change. Mais rien ne change jamais. Je me redresse lentement, sentant mon corps humain, si fragile, si limité. Une enveloppe trop étroite pour ce que je devrais être. Après une douche rapide, je m’habille comme on enfile une armure invisible : jean bleu foncé, sweat à capuche noir trop large. Encore un moyen de disparaître. De ne pas exister plus que nécessaire. Je remonte mes cheveux en une queue de cheval haute, un geste mécanique, presque vide. En bas, l’air est froid. Pas physiquement. Pire que ça. Glacial dans les regards. Je prépare le petit-déjeuner pour mon père et Steven sans un mot. Sans attente. Sans illusion. Ils traversent la cuisine comme si je faisais partie du décor. Une chaise en trop. Une présence qu’on tolère par habitude mais qu’on oublie volontairement. Encore un mois. Je me répète ces mots comme une prière fragile. Encore un mois avant le diplôme. Et ensuite… je disparaîtrai chez les humains. Loin de cette meute. Loin d’eux. Loin de moi-même. À sept heures quarante-cinq, le klaxon de Nina me sauve. Nina. Ma lumière dans cet univers trop sombre. La sœur de Reagan. Et la seule personne ici qui me fait encore croire que je ne suis pas totalement seule. — « Salut ma chérie ! » dis-je en montant dans la voiture, forçant un sourire qui ne touche pas vraiment mes yeux. — « Salut ma meilleure amie ! Alors, prête pour cette journée ? » Elle rayonne. Comme toujours. Nina est solaire, vivante, insouciante de tout ce qui gronde sous la surface. Et elle ne sait rien. Rien de Reagan et moi. Rien de cette chaîne invisible qui m’étouffe chaque jour un peu plus. Je prie pour qu’elle ne l’apprenne jamais. Mais alors qu’elle conduit, son sourire change. Une étincelle d’excitation mêlée à quelque chose de plus lourd. D’inquiétant. — « Tu as appris la nouvelle ? » Mon cœur se crispe sans raison consciente. — « Non… quelle nouvelle ? » — « Mon imbécile de frère rentre ce soir. Et apparemment… il a quelque chose d’important à annoncer à toute la meute. » Le monde se fissure sans bruit. Reagan revient. Et avec lui, tout ce que j’avais réussi à enfouir sous des couches de silence menace de remonter à la surface. L’ordre qu’il m’a imposé pèse soudain plus lourd. Comme une main invisible sur ma gorge. À l’école, nous nous séparons. Les couloirs sont bruyants, vivants… mais tout m’arrive comme à travers une vitre épaisse. Déformé. Lointain. Mon téléphone vibre. Marco. Un souffle d’air au milieu de la tempête. **MARCO :** *Coucou ma belle, j’espère que tu as bien dormi ? Je ne serai pas là aujourd’hui, mon père et l’Alpha m’emmènent à une réunion extérieure. On se voit plus tard ? Bisou.* Je fixe l’écran une seconde de trop. Une pointe de chaleur douce… et immédiatement après, cette solitude qui revient, plus violente encore. Je lui réponds vite. Trop vite. Les heures passent sans vraiment exister. Au déjeuner, je retrouve Nina. Le bruit du réfectoire m’écrase, mais je souris quand même. Je paie mon repas avec l’argent gagné au restaurant après les cours. Mon seul orgueil ici : ne rien devoir à une meute qui me refuse. Nina parle. Rit. Planifie la soirée. Mais ses mots glissent sur moi sans s’accrocher. Dans ma tête, il n’y a qu’une phrase. *Il revient ce soir.* Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Et surtout… pour dire quoi ? Va-t-il enfin m’achever proprement en me rejetant officiellement ? Ou trouver une nouvelle manière de me briser sans jamais me libérer ? Je ne veux qu’une chose. La liberté. Parce que si je reste ici après mon diplôme… je le sais. Ce ne sera pas seulement mon cœur qui se fissurera. Ce sera mon âme entière. Le reste de la pause déjeuner devient un supplice silencieux. Nina parle de fête, de son frère, de retrouvailles… sans voir que chaque mot s’enfonce en moi comme une lame fine. Dès que la sonnerie retentit, je m’éclipse vers mon cours d’économie. C’est le seul endroit où je peux exister sans être touchée. Sans être moquée. Sans être rappelée à ce que je suis. Une fois assise au fond de la classe, je baisse légèrement la tête. Et puis je le sens. D’abord une pression. Ensuite une douleur. Froide. Brutale. Familière. Ma poitrine se serre comme si quelque chose se refermait à l’intérieur de moi. Je porte une main à mon torse, mes doigts tremblent légèrement. Le bruit autour devient lointain. Flou. Les voix se déforment. Je tente de respirer, mais l’air ne suit plus. Et dans un dernier éclat de conscience, une pensée traverse mon esprit comme une lame glacée : *Pas maintenant… pas ici…* Puis tout bascule.

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