CHAPITRE CXVII La veillée de la baleine Les quatre baleines tuées ce soir-là étaient mortes à grande distance les unes des autres, l’une bien loin au vent, l’une plus proche sous le vent, l’une des deux autres à l’avant, l’autre à l’arrière. Ces trois dernières furent amenées au navire avant la tombée de la nuit, mais celle qui se trouvait au vent ne put être atteinte avant le matin et la pirogue qui l’avait tuée resta à son côté toute la nuit ; c’était la baleinière d’Achab. Le pavillon qui servait à la repérer fut fiché droit dans l’évent du cachalot et la lanterne qui y était suspendue jetait au loin une lueur trouble et clignotante sur le dos noir et luisant des vagues nocturnes qui se frottaient doucement comme un paisible ressac sur une plage contre le vaste flanc de la baleine. A


