Chapitre 4

2191 Mots
Avec ce que venait de dire sa fille, 'Nabou ne savait pas ce qu'elle devait croire. Diarra était pas du genre à mentir. S'il se passait une chose entre Diarra et sokhna, elle était sûre que le responsable c'était sokhna. Diarra a toujours été la fille modèle et elle ne savait pas qui croire. Fatoumata ne parlait toujours pas elle ne savait même pas quoi dire et son silence ne l'aidait vraiment pas. - Diarra tu te rends compte de ce que tu viens de dire? Lui questionne son père. Elle était sur le point de se désister mais sa tante ne lui a pas laissé parler. - tu connais ta fille Adama ce n'est pas une menteuse. - je parle avec ma fille alors je te prie de te taire. - que je me taise ? Chasse moi de chez toi tant qu'on y est. - ok sors de chez moi. Ils se disputaient et ne se sont pas rendu compte que fatoumata s'était levé et s'est réfugié dans sa chambre. Tout ce qui lui restait à faire c'était de partir. Elle range alors ses affaires, se change et pris la porte. quand elle a ouvert la porte, elle tombe sur Nabou. - alors c'est vrai ? - non c'est pas vrai mais je sais que vous allez croire votre fille au lieu d'un étranger. - je t'ai déjà traité comme une étrangère? - non mais si je te dis que ce n'est pas vrai tu vas me croire connaissant mon passé. - tu es entrain de te juger toi-même. - tu crois qui ? Moi ou ta fille? Je ne me rappelle même pas depuis quand j'ai parlé avec un homme et on a marché, on a pas pris une voiture. Je ne sais pas pourquoi Diarra a dis ça mais je te le jure je n'ai jamais donné de rendez-vous à un homme. - tu ne sors pas de la chambre. Reste ici je vais parler avec Diarra. Dehors, maguette était déjà parti forcé par son beau-frère. Adama questionnait sa fille mais celle-ci restait sur sa position. Sokhna s'est rappelé de ce jour quand elle allait au marché avec fatoumata. Elle aurait pu dire ça à ses parents mais elle aimait bien mata et en aucun cas ne voulait la causer du tort. Elle s'est alors gardé de le dire. Nabou a pris sa fille et s'est enfermé avec elle dans la chambre. - alors cet homme vous l'avez rencontré où? - sur la route en allant au marché. - il était comment ? Environ combien d'années ? - je ne sais pas je ne l'ai pas bien regardé. - et pourtant tu es monté dans sa voiture. - parce-que Fatou me l'a dis. - OK tu sais ce qu'on dis sur le mensonge ? Tu risque de causer du tort à fatoumata si ce que tu as dis n'est pas vrai. Et pourquoi tu en as parlé à ta tante alors que c'est à moi que tu devais le dire. - je suis désolé mais tu n'as pas remarqué qu'elle est mystérieuse ? Elle est toujours avec Papa tu ne crains pas... - tais-toi tu parle de ton père là alors contrôle ce que tu dis. - je ne mens pas maman. - bien si tu as envie d'en parler je suis là. Tu sais que je déteste les mensonges. Tu peux partir. Elle ne savait quoi penser sur ça. Pourtant elle avait remarqué les changements de fatoumata et elle était sûre qu'elle voulait changer. Elle ne comprenait pas à quoi ça rimait tout ceci mais elle était certaine que sa sœur avait quelques choses à voir la dedans. Elle a préféré laisser sa fille réfléchir un moment pour voir si elle allait revenir sur sa version. Elle n'a pas aussi reparlé avec fatoumata, elle ne voulait pas penser qu'elle est retourné à sa vie devant. Elle avait l'air tellement sincère quand elle lui racontait sa vie d'avant et maintenant on lui disait qu'elle a donné rendez-vous à un homme. Elle réfléchissait à comment régler tout ceci quand elle reçu un appel de sa sœur. - maguette s'il te plait n'en rajoute pas. - va sur whatssap je t'ai envoyé quelques choses là-bas. - quoi ? Elle avait déjà raccroché. Nabou active le wifi et entre sur whatssap. Sa soeur l'avait envoyé des photos. Ce qu'elle avait vu venait de confirmer les dires de sa soeur et de sa fille : Fatou c'est bien moqué d'eux. Elle déboule dans la chambre comme une furie et fais sursauter Fatou. Elle lui jette le téléphone sans un mot. - comment c'est possible, ce n'est pas moi. - ce n'est pas toi ! Regarde bien et ne me ment pas s'il te plait je mérite de savoir la vérité tu crois pas? - je te jure que ce n'est pas moi ses photos sont fausses ça ne peut pas être moi. - quand tu sera prête de me dire la vérité tu me retrouve dans ma chambre. Elle reprend son téléphone et retourne dans sa jambe. Elle n'aurait jamais cru que fatoumata allait la mentir comme ça. Après les effort qu'elle a fait disant qu'elle voulait changer c'était pas logique qu'elle face ça. - tu as l'air ailleurs... Lui dit son mari. Au lieu de répondre, elle lui tend son téléphone. Adama prend le téléphone et sur les photos mata était soit couché sur un lit en ne portant qu'un short, soit elle marchait accompagné d'un homme. - c'est Diarra qui a fait ça. - Diarra? - regarde les photos. La luminosité n'est pas la même regarde fatoumata la lumière sur elle est tamisée et l'homme à l'air d'être à pleine lumière. Et regarde celle là si ce n'était pas le trottoir on pourrait dire qu'ils se tiennent la main. - les photos sont fausses ? - oui. - mais qui t'a dis que c'était Diarra. - ce matin je suis entré dans sa chambre, j'ai vu cette photo de fatoumata dans l'ordinateur de Diarra, elle était sur son lit mais seule et la photo était sur photoshop. - attend tu veux dire les photos ne sont pas réelles? - tu es plus intelligente que ça Nabou. Ta soeur est entrain d'utiliser ma fille sur ses manigances. Elle a monté tout ceci pour que Fatou quitte la maison. Et elle a entraîné Diarra à mentir. Nabou était bouche-bée. C'est vrai que les photos n'étaient pas pertinentes. Sa soeur savait que Diarra était un peu douée avec l'informatique alors elle l'a utilisé pour arriver à ses fins. - j'ai été injuste avec elle Adama. Je vais m'excuser auprès d'elle. - laisse la un peu de temps. C'était beaucoup d'accusations en une journée. - tout ceci c'est à cause de maguette. Je ne comprends pas son attitude elle est entrain de faire du tort à une innocente parce-que son mari ne se contrôle pas. - ce qui m'insupporte c'est qu'elle y implique Diarra. Elle ne pouvait pas faire ça toute seule. Je ne veux plus qu'elle vienne ici si elle ne peut pas bien se comporter. - et Diarra? - elle va m'entendre cette petite. - je lui dirais de s'excuser auprès de fatoumata. J'espère qu'elle va me comprendre. - suis sûre qu'elle va te comprendre. À l'heure du dîner, sokhna est allé dans la chambre de mata pour l'appeler mais elle n'y était pas. Elle revient pour le dire à sa mère. - elle n'est pas dans sa chambre. - va voir sur la terrasse. Elle va à l'endroit indiqué mais Fatou n'y était pas. Elle a appelé sur son téléphone mais ça sonnait dans sa chambre. - maman elle n'est nulle-part. Nabou s'est levé et est entré dans tous les endroits de la maison mais pas l'ombre de fatoumata. On dirait bien qu'elle est partie. - Diarra dis-moi tout avant que je ne m'énerve. - quoi ? - je sais que les photos que ta tante m'a envoyé sont fausses et que c'est toi qui les a falsifié. Tout ce que tu m'as dis c'était des mensonges. - je.... - je vais perde ma patience Diarra. - j'ai fais ça pour nous c'était pour garder notre famille intacte. Ma tante m'a dis que elle est venu ici pour s'accaparer de papa. Après que tu l'ai montré les photos je suis allé dans sa chambre et je l'ai dis de partir de la maison. - tu te rends compte de ce que tu as fait? Tu te rends compte? - je suis désolé maman. - c'est ton père qui va régler cela. C'était pas bien pour Diarra, elle savait que son père était sévère, très sévère même et que quand il décide de la punir ce sera l'enfer pour elle. Elle n'avait pas l'intention de faire du mal à quelqu'un tout ce qu'elle voulait c'était rendre service et tout retombe sur elle maintenant. Il faisait nuit noire et il pleuvait des cordes dans la ville. Tout monde était à l'intérieur sauf mata qui était entrain d'errer sous la pluie ne sachant où aller. Elle se retrouve encore plus seule qu'elle ne l'était déjà. La vie n'a pas été tendre avec elle et elle ne se rappelle même plus depuis quand elle n'a pas été heureuse, si elle l'a déjà été bien-sûr. Elle marchait sans destination, elle marchait sans but, elle marchait sans vie, elle marchait sans espoir. La pluie devenait glaciale alors elle s'est assise sous un arbre en attendant que ça passe ou simplement qu'elle réfléchisse sur ce qu'elle comptait faire de sa vie si ça pouvait être appeler vie bien-sûr. - arrête toi, arrête toi. Le chauffeur croyant voir un djiin n'a pas voulu s'arrêter. - c'est une jeune femme là sous l'arbre. - c'est tous sauf une femme patron. Il pleut et on croît voir une si jolie créature sous un arbre c'est pas sûre. - arrête toi Son patron avait utilisé un ton sec il s'est alors arrêté. Ils sont sortis tous les deux et se sont avancé vers l'arbre mais le chauffeur était derrière. - mademoiselle vous allez bien ? Que faites-vous sous la pluie à cette heure ? Fatoumata ne répondit pas, elle avait beaucoup de fièvre et avait perdu toutes ses forces. Les deux hommes l'ont porté jusqu'à la voiture et l'ont installé derrière. Elle perdît connaissance tout de suite après. - on l'emmène où? Demande le chauffeur. - chez moi. - quoi? Ce n'est pas sûr. - qu'est-ce que une jeune fille peut me faire? - elle a été peut-être envoyé par tes ennemis. - et ils ont envoyés cette jeune fille et ils l'ont posé justement ici et ils se sont dis que j'allais m'arrêter pour l'aider. - tu t'es arrêté. - arrête d'être parano je ne suis qu'un simple gouverneur qui peut bien me vouloir du mal. - je vais sortir mon cahier pour t'énumerer les noms. La voiture s'est arrêté devant une gigantesque maison. Le chauffeur klaxonne et deux secondes après le gardien ouvre la grille. La voiture roule un moment sur un allée puis s'arrête dans un petit parking où se trouvait déjà des voitures dont un range, une limousine et un Aston Martin. Quand la voiture s'est arrêté , Souleymane a pris mata dans ses bras et l'a transporté à l'intérieur. Il ne pouvait pas monter avec elle alors il l'a installé dans une chambre en bas. - c'est qui? Demande la sœur de Souleymane - ton frère joue au bon samaritain... Dis le chauffeur. - Daba elle a les vêtements mouillés tu peux la changer ? Lui demande son frère. - bien-sûr.. Daba s'est dirigé dans sa chambre pour apporter des habits secs puis elle s'est mise à s'occuper de fatoumata. - je crois que c'est mieux que je reste... Dis son chauffeur qui était en même temps son garde du corps. - je n'ai pas besoin de toi. - mais.. - je peux me défendre contre une fille. - à demain alors. - demain je ne travaille pas. - à cause de cette fille ? - demain c'est samedi mais tu peux peut-être venir pour le thé dans l'après-midi. - ça marche. Entre le gouverneur et son chauffeur c'était bien plus qu'une relation entre patron et employé, ils étaient amis d'enfances donc ils se protègent mutuellement. Après le départ de son ami, Souleymane est retourné dans la chambre où était sa sœur avec la mystérieuse fille qu'il avait secouru. - alors elle va comment? - un peu de fièvre mais c'est sûrement parce qu'elle est resté un long moment sous la pluie. Tu la connais ? - non on l'a trouvé dehors sous la pluie. - qu'est-ce qu'elle faisait dehors à cette heure ? - aucune idée. Sa sœur est sorti en le laissant seule avec la fille. Souleymane s'est assis sur une chaise en face du lit et s'est mis à contempler fatoumata. Plus il la regardait plus quelque chose attirait son attention. Cette jeune fille avait l'air jeune mais on aurait dit qu'elle porte beaucoup de fardeaux sur ses épaules. Il a l'a recouvert par une couverture avant de fermer la porte derrière lui.
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