Chapitre 5

2548 Mots
Nabou a passée la pire nuit de sa vie. Elle n'a pas dormi pensant sans cesse à fatoumata. Elle avait peur pour elle,une jeune fille seule livré à elle même dans ce monde cruel. Elle se demandait où elle a bien pu passer la 'nuit. Au fond d'elle elle priait pour qu'il ne l'arrive rien de mauvais. - désolé Ousmane, désolé j'ai pas été digne de confiance, j'ai pas pris soin d'elle comme il le fallait. Assise sur la moquette de prière elle s'adressait ainsi à son frère. - je crois que là où tu es tu es plus apte à prendre soin d'elle. J'espère que tu vas pas m'en vouloir. Je te promets que je ferai tout pour la retrouver. Elle n'a pas pu s'empêcher de verser quelques larmes. Dieu seul savait ou fatoumata pouvait se trouver. À son réveil, Daba est passé dans la chambre où se trouvait mata. Elle dormait toujours mais au moment où elle ressortait, elle s'est réveillé. - je suis où là ? - ha tu es réveillé ? Tu vas mieux ? Sans rien comprendre, mata se lève en s'adossant sur le lit. - je crois. Il m'est arrivé quoi ? - tu as passé beaucoup de temps sous la pluie. - c'est toi qui m'a emmené ici? - non mon frère. Tu n'as pas mal quelque part? - juste à la tête. - tu sais quoi tu vas entrer dans la salle de bain et prendre une douche chaude ça te fera du bien. Je vais t'apporter des vêtements d'accord? - oui. Daba est retourné dans sa chambre et à apporté des habits à la jeune fille. Elle est ensuite allé à la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Une dizaine de minutes plus tard elle est retourné dans la chambre pour voir fatoumata. Cette dernière était déjà habillé . - viens on va prendre le petit déjeuner. - merci mais j'ai pas faim. - layla ma copine on entend ton ventre gargouiller depuis Mayotte et tu dis toi pas faim? - tu as entendu mon ventre ? - on m'appelle la sorcière de service. - qui t'appelle comme ça ? - mon frère. Tu mange sucré ou salé? Mata n'avait pas répondu et elle paraissait être ailleurs ce qui n'a pas échappé à Daba qui a pris place à côté d'elle. - il y'a quelques choses qui ne va pas? - je suis une fille maudite - quoi ? Je te permets pas de dire ça. Viens on va manger et après si tu veux tu me raconte ce qui ne va pas. Elle n'avait pas envie de manger mais Daba l'a traîné jusqu'à la cuisine. Elle ne toucha même pas à ce qu'on lui avait préparé, elle n'avait pas vraiment envie de manger quoi que ce soit. - tu t'appelle comment ? Lui demande Daba. - fatoumata Cissé. - ma mère aussi s'appelle Fatoumata. Moi c'est rokhy Daba Ndoye mais appelle moi Daba. Tu faisais quoi seule dehors la nuit sous la pluie. - j'étais entrain de chercher le sens de ma vie et je me suis rendue compte que j'avais même pas une vie pour espérer en trouver le sens. - arrête j'aime pas la tristesse ça me donne des rides. Quels problèmes peux-tu avoir pour parler ainsi ? - j'ai pas de problèmes je suis un problème moi-même. - attend je crois que c'est la fièvre qui te fais délirer je vais te trouver des médicaments attend je reviens. - mais non pas besoin de médicaments. - tu vas retourner dans la chambre, tu vas t'allonger un peu et après tu appelle ta famille pour qu'elle vienne te chercher. À l'Entente du mot " famille " elle n'a pas pu s'empêcher de penser à Nabou. Elle retourne dans la chambre et se couche sur le lit. Elle ne s'est même pas rappelé de ce qui s'est passé la nuit d'hier, son esprit était plus occupé à penser à ce qui allait s'en suivre. Comment sa vie allait se dérouler maintenant. Souleymane qui avait passé la matinée à s'entrainer dans son jardin venait de se réveiller et il était déjà 12h. Après avoir pris une douche, elle est allé dans la cuisine où sa soeur était entrain de préparer le déjeuner. - bonjour Daba. - bonjour. - la fille s'est réveillé - depuis longtemps elle est dans la chambre. Elle s'appelle Fatoumata. - me dis pas que tu l'a interrogé. - non on discutait. - ha oui. - oui. - je vais la voir. Il toque à la porte et Fatou lui dis d'entrer avec une petite voix. - bonjour mademoiselle. - bonjour. - ça va ? - je crois oui. C'est vous qui m'avait emmené ici? - oui. - merci - ma sœur a dis que tu t'appelle fatoumata moi c'est Souleymane. Je veux juste savoir ce que tu faisais sous la pluie. - j'avais nulle-part où aller donc.... - comment ça ? - je ne veux pas en parler maintenant. - je comprends. Vous devez appeler votre famille elle doit sûrement s'inquiétait. - je n'ai pas de la famille et personne ne s'inquiète pour moi. - pourquoi tu as une voix remplie de mélancolie. Il y'a forcément quelqu'un quelque part qui s'inquiète. - je crois pas. Ne vous inquiétez pas je vais partir. - tu viens de me dire que tu as nulle-part où aller et que tu n'as pas de famille et maintenant tu me dis que tu vas partir ? Pour aller où ? - mourir c'est la seule chose qui me reste à faire. - tu ne crois pas en une force divine? - je ne sais pas à vrai dire. Je n'ai jamais senti cette présence. - tu ne l'a jamais senti parce-que tu n'y crois pas. Je ne sais pas ce que tu as vécu mais tu ne devrais pas parler comme ça. Tu as quel âge? - 22 ans il y'a deux semaines. - mais c'est un jolie âge ça. À ton âge les problèmes doivent être liés aux garçons. On t'a brisé le cœur ? - mon problème est lié aux hommes oui mais on m'a pas brisé le cœur. - alors pourquoi cette tristesse ? - c'est ce que j'ai toujours connu.. J'ai toujours été comme ça. - le bonheur n'a jamais été au rendez-vous? - le bonheur ça veut dire quoi ? - tant que tu n'y crois pas tu ne le saura pas. Et tu es la seule qui peut t'occuper de ton bonheur. On peut te rendre heureuse mais ton bonheur ça dépend uniquement de toi. - comment faire ? - commence d'abord par évacuer ce que tu as dans le coeur. - je ne peux pas. Ce s'est pas contre toi mais je ne te connais pas. - je comprend ne t'en fais pas. Tu sais ma sœur est une psychologue je crois que tu devrais parler avec elle. Elle donne d'excellents conseils. Et maintenant tu vas sortir du lit et venir dehors. Souleymane insistait tellement qu'elle l'a suivit. Quand elle sortit de la chambre , son attention fut attiré par une photo de Souleymane accompagné du président et à côté un diplôme de reconnaissance adressé au gouverneur. - tu es le gouverneur ? - on est le week-end donc non mais lundi je serai le gouverneur. - pourquoi tu m'as aidé? - en tant que humain on m'apprend à aider mes semblables. Elle ne se savait pas quoi penser, un gouverneur qui lui venais en aide elle une.... - fatoumata s'il te plait fais comme si j'étais un homme ordinaire d'accord? - je vais essayer. Ils s'installent dans le séjour puis deux minutes après Daba les retrouve là-bas. - tu n'as plus mal à la tête fatoumata ? - non cava mieux maintenant. Merci pour les habits. - ils te vont bien plus qu'à moi. Tu as appelé ta famille ? - non. - je peux te prêter mon téléphone si tu veux. - je n'ai pas de famille. - est-ce possible ? - Daba c'est quoi cette interrogation... lui demande Souleymane. - non c'est pas grave, répondit mata, je vivais avec une famille aimante mais une personne qui ne voulait pas de moi a tout fait pour me mettre en mal avec cette famille et elle a réussi donc voilà c'est pourquoi j'étais seule sous la pluie hier. - ho suis désolé ma belle, lui dit Daba, tu peux rester ici ma chérie n'est-ce-pas Jule ? - bien-sûr elle peut rester. - merci mais je veux pas déranger. - joue pas à folle tu veux aller où? La demande Daba. - je ne sais pas. - OK donc tu reste en attendant de savoir. - attention ma sœur est une sorcière elle va t'obliger à faire tout ce qu'elle veut... Dis Jule en rigolant. Ils avaient l'air d'être tellement proche qu'elle n'a pu s'empêcher de pleurer. - pourquoi tu pleurs ? On a dit quelques choses de mal ? Demande Daba en prenant place à côté d'elle. - non c'est moi. Je me sens pas bien. - tu peux raconter ce qui ne va pas? Sentant qu'elles devraient être seules pour que Fatou parle, Jule est sorti de la pièce. - raconte moi ce qui ne va pas. Elle lui raconte ce qui l'ai arrivé en omettant bien-sûr de lui dire en quoi consistait le travail. Tout au long du récit, Daba n'a pas cessé de se demander pourquoi une mère allait chasser sa fille. - suis désolé que tu aies perdu ton fiancé c'est vraiment triste mais d'après ce que tu m'as raconté sa sœur ne t'a pas chassé mais la fille de celle-ci donc fallait pas partir. Si elle t'a permis de rester c'est parce-que elle ne te prend pas comme responsable. Je suis sûre qu'elle s'inquiète. - je suis parti parce-que je n'aurai jamais la paix. Elles ont manigancé beaucoup de choses pour que Nabou doute de moi. - maintenant tout le monde va croire que les accusations sont fondé. Il faut toujours affronter les choses sans fuir. - je n'ai plus envie de me battre - tu as dû affronter beaucoup d'épreuves pour être ainsi. Ce sera un plaisir pour mon frère et moi que tu reste ici. - merci. - de rien mais il y'a une chose que tu me dis pas n'est-ce-pas ? Je comprends que tu n'as pas totalement confiance en moi mais j'espère qu'un jour tu vas m'en parler. Elle ne pouvait pas quand-même raconter à une personne qu'elle venait de connaître le jour même sa vie. Elle s'est alors gardé de révéler cette partie de sa vie qui en fin de compte ne concerne qu'elle. Après le déjeuner, Talla le chauffeur de Jule en même temps son ami est venu. - salut la famille. - talla pourquoi tu n'es pas venu pour le déjeuner ? Lui demande Daba. - parce-que ton frère m'a proposé de venir boire le thé pas de venir manger et comme suis pas un pique-assiette. - c'est pas mon frère qui commande ici. - vous risquez de sortir de chez moi tous les deux, dis Jule, talla voici la djinn d'hier. Talla lance un scarface à son ami avant de se tourner vers mata. - bonjour ma belle tu sais hier quand je t'ai vu sous l'arbre je voulais m'arrêter mais Jule avait peur il a dit que c'est peut-être un djinn qu'on devait partir mais comme le parfait gentleman que je suis, je t'ai secouru. - vous êtes très gentil. - appelle moi talla. Tu t'appelle comment ? - fatoumata Cissé. - jolie non. - ha comme ça j'ai cru voir un djiin? Demande Jule à son ami. - tu as dit qu'elle était trop jolie donc c'est pas sur de s'arrêter. - arrête de parler et prépare le thé c'est tout ce que tu sais faire. - tu veux dire à part te protéger ? Mata ne pouvait s'empêcher de rire, c'était très drôle cette relation entre eux deux on dirait deux frères. Rien qu'à voir leur complicité ça tape à l'œil qu'ils se connaissait depuis très longtemps. C'était un après-midi très agréable. Après la prière de takusaan ils se sont installés dans le jardin. Elle avait visité la maison et ça se voyait que c'était pas celle d'un homme ordinaire. Tout était luxueux et très jolie et surtout la maison était très grande. Après un tour complet de la maison elle s'est réfugié au bord de la piscine. Quelques instants après Jule l'a retrouvé là-bas. - tu as l'air pensive. - je réfléchis. - réfléchis pas trop suis toujours ton coeur. - ils te disent toujours de suivre ton cœur, mais si ton coeur est en mille morceaux quel morceau dois tu suivre? - recolle ton cœur. - ha-ha ça à l'air facile. - ça l'est. - comment recoller ? - en trouvant un motif valable pour vivre. - le motif se fait désirer. - ça doit sûrement être une fille. - pourquoi ? - elles se font désirer tout le temps. - ha bon ? - et je t'apprend rien. - nan je savais pas. - en tant que fille ? Tu dois être spéciale. - différente - quand on est différente on est spéciale Le gouverneur avait l'air vraiment gentil mais elle disait qu'elle ne devrait pas se familiariser avec lui. Elle risque de gâcher sa réputation si on la reconnaît. - je vais te laisser réfléchir mais pas trop d'accord ? - d'accord. Elle le regarde s'éloigner avant de se rencontrer sur la pureté de l'eau. Si seulement elle pouvait l'être aussi. Voilà une semaine qu'elle vivait avec la famille Ndoye. On la traîtait comme un membre de la famille. Daba se comportait avec elle comme si s'était sa petite sœur. En tant que psychologue elle savait pertinemment que mata ne disait pas totalement la vérité. Elle avait aussi remarqué qu'elle était bouleversé et traumatisé par quelques choses. Elle pourrait bien l'aider mais elle ne le pourrait pas sans qu'elle sache ce qui ne va pas. Souleymane quant-à lui était fasciné par une chose. Mata paraissait tellement fragile et brisée qu'il ressentait l'envie de la protéger. Il pourrait le faire si elle ne se renfermait pas à chaque fois qu'il voulait lui parler. -prépare toi ma chérie on va faire un peu de shopping.... Dit Daba à fatoumata. - shopping? - oui. - non tu sais je ne veux vraiment pas sortir. - tu peux me dire de quoi as tu peur? Depuis ce jour où mon frère t'a emmené ici tu n'es pas sorti d'ici. OK j'ai un ami je vais l'appeler pour qu'il nous apporte ici des vêtements d'accord? - ne t'en fais pas Daba ça va être trop cher. - c'est mon frère qui paie donc on achète tout ce qu'on veut. - d'accord . Daba est allé appelé son ami puis est revenu auprès de mata. - Daba tu sais j'ai pris une décision. - oui laquelle ? - je voudrais appeler Nabou, la femme qui m'avait aidé. - c'est une bonne idée ma chérie comme ça elle sera sûre que tout va bien. - mais je n'ai même pas son numéro. - tu connais sa maison n'est-ce-pas ? Je pourrai t'accompagner quand tu voudras. - d'accord merci.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER