Chapitre 6

2180 Mots
L'autre chauffeur du gouverneur venait de déposer Daba et mata devant la porte de Nabou. - tu es prête ? Lui demande Daba. - non mais quand il faut y aller il faut y aller. Quand elle a sonne à la porte, c'est sokhna qui a ouvert et elle était plus que surprise. - fatoumata? Mais tu étais où ? On t'a cherché partout. - je te raconterai où est ta mère ? - À l'intérieur. Elles sont passés à l'intérieur et quand Nabou à vu mata elle s'est vite levé pour voir si elle était vraiment là. - mais pourquoi es-tu parti Fatou ? Tu étais où tout ce temps? - elle était chez moi.... Répondit Daba. - merci d'avoir pris soin d'elle. - c'était un plaisir. Fatoumata est une fille très sympa. - elle l'est oui. Après quelques minutes mata a demandé à voir Nabou seule. Elles sont alors allé dans la chambre où elle dormait quand elle habitait avec eux. - pourquoi tu es partie Fatou? - c'était mieux. Vous croyez tous que je me suis remise à ce que je faisais avant. Les accusations de Diarra et ces photos. - c'étaient fausses je sais mais quand je m'en suis rendu compte tu étais déjà partie. - Diarra a été vraiment désagréable avec moi et j'ai pas aimé. Je me suis senti de trop alors j'ai préféré partir. - la maison n'appartient pas à Diarra. Tu ne devais pas partir Comme ça. Et ces personnes avec qui tu habite elles sont biens? - tu ne vas jamais me croire si je te dis où j'habite. - dis-moi. - la femme qui m'a accompagné est la sœur du gouverneur. - Souleymane Ndoye ? - tu le connais? - j'ai eu à travailler avec son équipe. Comment as-tu fais pour atterrir là-bas? - c'est le gouverneur en personne qui m'a aidé là nuit où je suis parti d'ici. - tu lui as tout raconté? - non. Je ne vais pas rester là-bas. Ils sont tres gentils je ne veux pas leur mentir mais aussi je ne veux pas leur dire qui je suis vraiment. C'est pourquoi je veux que tu m'aide pour trouver un travail ailleurs et partir. - tu devrai revenir ici c'est mieux je crois. - après tout ce qui s'est passé ? Non je crois pas. - s'il te plait réfléchis sur ça. Tu peux pas vivre avec eux et les tromper on parle du gouverneur là. Ça m'étonne même qu'il t'es hébergé chez lui. - j'essaye de l'éviter tant que je peux parce-que je sais qu'avec mon passé ce n'est pas une bonne idée d'être un ami du gouverneur. - arrête de te juger on a tous un passé. Ce que tu étais ne fais pas de toi une mauvaise personne mais mentir délibérément si. - je veux pas mentir c'est pourquoi je veux partir. - d'accord je vais m'en occuper. Je vais voir si je peux te trouver un travail sûr dans une autre ville. Pas de femme de ménage car tu es vulnérable je ne veux pas qu'il t'arrive quelque choses en attendant tu peux rester là-bas. - d'accord merci. Mata voulait attendre Adama mais il a tardé à venir et le chauffeur était revenu pour les prendre. - cette Nabou elle est très gentille fallait pas la laisser sans nouvelles tout ce temps. - c'est vrai. C'était la seule avec son mari à m'avoir aider quand j'en avais vraiment besoin. Mais j'avais besoin moi aussi de prendre un peu de recul à tout ça. - je comprends. Quand elles sont rentrées, elles se sont mises à préparer le dîner. Jule et Talla sont venu une heure après elles. - alors le dîner ça vient ou pas ? Crie Talla depuis la salle à manger. - Talla tu vas arrêter ? Tu es mon chauffeur et mon garde. Je ne te paie pas pour que tu mange ma nourriture. - sois pas avare aussi fallait que je vois la charmante djiin. - bas les pattes et arrête de relooker Fatou. - elle est très belle. - elle n'est pas pour toi. - pour toi peut-être? On sait tout les deux que non. Je serai qu'il y aura rien entre nous mais ça m'empêche pas de la regarder et nourrir mes yeux. - t'es pas croyable. À ce moment, mata apparaît avec les assiettes. - j'ai failli vous retrouver dans la cuisine... Dit Talla. Il reçu un coup de pieds, sous la table, venant de Jule. Après le dîner Talla est parti, Daba était au téléphone avec un client alors mata est resté au salon avec Jule. - votre visite c'était comment ? - bien et ta journée ? - bien aussi. Enfin non c'était très chargé. - ha tu devrais aller te reposer alors. - tu me chasse ? - non tu es chez toi je me disais juste que si tu as passé une journée chargée tu devrai te reposer n'est-ce-pas ? - c'est vrai mais je ne veux pas te laisser seule ce ne sera pas gentil. - je vais gérer ne t'en fais pas pour moi. - je ne dois pas m'en faire? Je crois que si. C'est pas cool de laisser une jeune fille seule. - ça va pour moi je vais bientôt me coucher. - j'attends que tu te couche pour y aller aussi. - tu vas me bercer aussi ? - si c'est ce que tu veux ? - tu sais chanter ? - non mais je sais raconter des histoires. - j'aurai voulu une petite berceuse les histoires sont ennuyeuses. - tu es vraiment une fille spéciale toi. - si tu me le redis encore je crois que je vais y croire. - à mon plus grand bonheur. Je t'ai pas demandé, tu te sens bien ici? - tu parle Daba est la plus gentille que je connaisse, Talla lui il est tellement drôle et toi si généreux et attentionné je ne peux pas rêver mieux. - toi tu es une fille très gentille sympathique et serviable. Si je ne te l'ai pas encore dis sache que ici c'est chez toi et je te considère comme membre de ma famille - suis honoré monsieur le gouverneur. - tu sais j'apprécie pas les gens par rapport à leur statut je veux dire que c'est le cœur qui fais la personne pas ce qu'il est ni ce qu'il a - j'ai souvent entendu que " l'existence de l'être se définit par l'avoir , quand tu as , tu es quand tu n'as pas, tu n'es pas et pour être il faut avoir " - elle est intelligente dites donc. Ça c'est pour les autres qui n'ont pas une identité qui leur est propre et qui ne peuvent compter que sur l'argent pour se faire un nom. - moi je n'ai aucun des deux.. - tu as ton cœur et personne ne sait où ça peut te mener. - moi même je ne sais pas. Bon je vais dormir bonne nuit à toi. Quand mata est parti, il est resté un long moment à réfléchir. - une fille très mystérieuse....se dit-il Au lieu de cogiter sur le cogitatum, il s'est mis à faire une fixette sur mata. . Il était déjà 09h quand talla klaxonne et que souleymane sort de la maison. - bonjour monsieur le gouverneur. - bonjour monsieur le chauffeur. - et garde du corps. - sérieux? Toi garde du corps. - et ton grand frère. - roule et tais toi. - ok chef. Quand la voiture s'est arrêté devant le bâtiment, l'un des vigiles est venu lui ouvrir la porte. -bonjour monsieur. - bonjour. De la voiture jusqu'à son bureau il n'a pas arrêté de saluer le personnel. Il se disait que pour travailler avec des gens il faut avoir confiance en eux et pour cela il faut se familiariser avec son service. Il connaîssait tout le monde ici allant de son conseiller jusqu'au vigile. 10 minutes après il reçu la visite du maire de Thiès nord. - je peux faire ma chambre. ...dis mata à la ménagère. - daba m'a dis de le faire. - non c'est pas gavre. En sortant de la douche, elle a trouvé la jeune fille entrain de faire le ménage et pourtant depuis qu'elle est là elle lui dis qu'elle peut le faire. Après s'être habillée elle a rangé la chambre avant de retrouver daba. - bonjour rokhi. - bonjour bien dormi? - oui. - assis-toi je vais te préparer le petit déjeuner. Au faît je rentre demain parce que je reprend le travail lundi. - je vais me sentir seule. - mon frère est là. - jule travaille tout le temps. - c'est vrai que tu vas te sentir seule mais tu es une grande fille. - moi aussi je crois que je vais bientôt partir . - pour aller où? - nabou va me trouver du travail à Dakar. - pourquoi faire? - pour travailler. - dis-moi tu fuis quoi ? Ne me ments pas s'il te plait. Suis pas ta sœur? - si - alors raconte moi. Sans omettre un mot, elle lui a raconté tout depuis le début, quand elle avait 12 ans jusqu'à ses 21 ans. 9 ans de souffrances et de résignation. Pour une fois ce n'est pas elle qui pleurait mais daba. - mon Dieu c'est inhumain ça. Comment ta propre mère a pu te faire ça? Daba pleurait comme si c'était elle qui avait vécu ça. - tu ne connais pas ton père? - non je n'ai connu que mon beau-père. - as-tu essayé de le retrouver? - ma mère m'a dis qu'il était mort. - tu es vraiment forte ma chérie. C'est un lourd secret que tu as là. Je comprend maintenant. - tu ne vas le dire à personne? - je ne le dirai à personne. C'est ta vie ton passé ça ne concerne que toi. - et ton frère? - regarde ce que ton cœur te permet de faire. Si tu veux partir ne dis rien à mon frère parce que comme je te l'ai dis ça ne concerne que toi mais si tu as l'intention de rester ici dis le lui. C'est mieux. Il ne vas pas te juger parce que tu es une victime dans l'histoire. Ma chérie je suis désolé pour tout ce qui t'es arrivé. - ne t'inquiète pas. Ça fait un moment que je ne pleure plus. Je n'espère plus rien dans ma vie. - arrete ne parle pas comme ça les épreuves nous fortifient. - pour ma part ça m'a détruit. - il y'a une chose je suis sûre que si ça t'arrive tu vas retrouver ta joie de vivre. - quoi? - Il te faut tomber amoureuse c'est ça qu'il te faut. - mais non j'ai juste besoin d'une vie tranquille. Quel homme va m'aimer? Quel mère va m'accepter pour son fils. - stop. Tu ne l'a pas fait de ton plein gré on t'a forcé tu n'as pas à avoir honte. Tu trouvera un homme merveilleux qui va te faire oublier tout ce que tu as vécu. - j'y crois pas. - moi j'y crois. Yallah hol lay faye té nit gueunoula ( pour Dieu c'est la pureté du cœur qui compte et une personne ne va pas venir dire qu'elle est meilleure que toi ) - j'ai la chance d'être aider par de merveilleuses personnes sinon je ne sais pas ce je serai devenue. Daba n'a toujours pas assimilé ce qu'elle venait d'entendre. En tant que psychologue elle a entendu beaucoup horreur mais vendre une fille de 12 ans c'est le summum de la cruauté. Toute la journée ça se voyait qu'elle n'allait pas bien. Se taire sur ce qui est arrivé à Fatoumata s'est être complice. Elle se promit de la soutenir quoi qu'il arrive. Maintenant c'est mata qui se sentait gêner car daba la traitait maintenant différemment avec plus de délicatesses. Quand Jule est revenu, c'est sur mata qu'il est tombé. elle était devant la porte. - tu te sens seule? - non j'avais juste besoin de m'aérer un peu. - ce qu'il te faut c'est sortir un peu voir les gens. - ici c'est très bien monsieur le gouverneur. - hum c'est bien alors mademoiselle cissé. Suivez-moi à l'intérieur j'ai quelque chose pour vous. Comme une petite fille elle suivit Souleymane jusque dans le Salon. Celui-ci s'assit d'abord avant d'ouvrir son sac et d'y sortir un paquet qu'il tendit à mata. - c'est quoi? - ouvre pour voir. Elle prit le paquet et l'ouvre. C'est sur un autre téléphone qu'elle est tombé. - un téléphone.. - oui. - mais pourquoi tu m'a acheté un téléphone. - à quoi sert un téléphone? - mais je n'ai personne qui appeler. - si daba rentre comment vas-tu communiquer avec elle? Et quand je serai au bureau tu pourrai me manquer ou le contraire donc le téléphone c'est pour ça. - hum je vais te manquer? - c'est possible on ne sait jamais. - merci beaucoup Jule. - pas de quoi
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