Chapitre 7

2083 Mots
Mata était entrain d'aider Daba à ranger ses affaires dans la voiture. Après avoir fini, daba lui demande de monter qu'elle avait une chose à lui dire. - mata j'y vais mais ça ne veut pas dire que tu ne vas pas me raconter ce qui se passe dans ta vie. - je te raconterai tout. - si tu décide de venir à Dakar appelle-moi. tu vas venir chez moi Par contre je ne veux pas que tu travailles mais que tu étudies. Promets moi d'y réfléchir. Pour le moment ton problème ce n'est pas l'argent mais l'instruction. Appelle moi si tu as besoin de quoi que ce soit. Je sais que tu ne vas pas le demander à mon frère donc tu me le demande. Compris? - merci beaucoup - je ne te dis pas de me remercier mais de me dire si tu as compris. - j'ai compris. - prend soin de toi et de mon frère. Insiste pour qu'il mange le matin avant de partir et à son retour. - ne t'en fais pas. - tu sais ce qui me ferai plaisir? Que tu te mari avec lui. - quoi? - si de toutes façons on en reparlera quand tu viendra me rendre visite. Tu vas me rendre visite n'est ce pas? - c'est quand tu veux. - chaque Week-end. - on va négocier À ce moment Jule toque à la porte avant de l'ouvrir. - vas-y avant que la nuit te trouve en chemin ... dit-il à sa soeur. Mata s'est éloigné un peu pour leur permettre de discuter. Quand elle est enfin parti Jule et mata sont retourné à l'intérieur. - alors elle est parti.... dit Jule en se posant sur le canapé. - elle te manque? - pas pour le moment en tout cas. Elle parle trop. - c'est moi qui vais prendre sa place. - haha s'il te plaît ne me prépare pas le petit déjeuner le matin. - le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner. - le dîner oui mais le petit déjeuner. - tu vas manger et je vais faire comme elle " sucré ou salé"? - hahaha elle a***e trop ma sœur. - elle prend soin de toi. - hé oui preuve elle a eu ses congés elle est venu ici chez moi. - tes parents sont où? - à Dakar. - et elle a préféré venir te voir au lieu d'aller chez vos parents. - on est proche. Tu as des frères et sœurs? - des demi-soeurs oui. - tu ne les a pas vu depuis quand? - depuis que mon beau-père m'a chassé. - elles te manquent pas? - on a jamais été proche je dois avouer sauf la cadette. Elle se met subitement à penser à sa plus jeune sœur Khadija qui n'a que 8 ans. Elle n'est pas encore initié à cette vie elle pouvait peut être l'aider. Mais comment? Elle ne pouvait pas retourner là-bas revoir la tête de son beau-père lui est insupportable. - elle te manque sûrement vu la tête que tu fais. - oui - pourquoi ne pas essayer de la voir? - je crains que ça soit impossible. - je peux les retrouver si tu veux. - mais non ne t'en fais. Talla n'est pas venu aujourd'hui. - il est à mbour - il est trop drôle je ne me lasse jamais de ses blagues - il a toujours été comme ça ce gars. Quand elle est partie dans la cuisine, Jule l'a suivi là-bas. - heu tu fais quoi? - je t'aide - mais non vas-y je vais tout faire. - j'ai envie de t'aider Il avait longuement insisté qu'à la fin elle l'a laissé dans la cuisine. C'est même lui qui a presque tout fait. - demain dis à mati de rester pour préparer le repas.... dit Jule. - mais non je peux le faire. - je veux pas que tu le fasse. - pourquoi? Ma cuisine n'est pas délicieuse? - tu rigole? J'ai tout mangé c'est juste que les princesses ne doivent pas jouer à la bonne. - qui est la princesse ici? - devine. - suis sûre que c'est daba qui t'a dis de me dire ça. Je ne suis pas une étrangère ici alors rien que pour ton amabilité je peux me permettre de faire ça. - tout ce que tu as c'est de te sentir bien ici. La bonne va préparer le repas. Regarde tes mains je ne veux pas que tu les abîmes. Il attire ses deux mains vers lui et fait comme s'il les examiner. Ce contact donne des frissons à mata qui les retire brusquement. - je vais débarrasser..... dit-elle comme si elle voulait fuir. Elle voulait prendre l'assiette de Souleymane mais il le prend avant elle. Elle mis les assiettes dans le lave vaisselle puis nettoie la cuisine. Elle y sors 5 minutes après avec deux tasses de kenkeliba . Jule en buvait chaque nuit après le dîner. Jule regardait mata en un point que celle-ci a baissé le regard. - pourquoi tu baisse ton regard? - je vais me coucher. - tu as de jolies yeux. - heu merci. Bonne nuit. Quand elle disparu, Souleymane n'a pas pu s'empêcher de rire. Cette fille elle est juste spéciale on dirait qu'elle n'aime pas les compliments. Dix minutes après il toque à la porte de mata. Elle était couché, les yeux rivés sur le plafond. - tu dors pas? - non. - alors pourquoi tu m'as dis bonne nuit? - j'avais juste envie d'être seule. - ma présence te dérange? - mais non j'adore discuter avec toi. - on dirait pas. Je t'ai juste dis que tu avais de beaux yeux là tu as fuis comme une voleuse. - désolé. - pourquoi es-tu désolé? - pour rien je me sens un peu bizarre là je crois que je suis fatigué. - je te laisse alors. Repose toi. - merci Dès qu'il sort de la chambre elle s'empresse d'aller fermer la porte. Le premier homme a avoir coucher avec elle l'avait dis qu'elle avait de beaux yeux avant de coucher avec elle. Elle n'a jamais pu oublier le visage de cet individu. De son côté Jule trouvait que mata était bizarre. Elle n'acceptait aucun rapprochement de sa part. Il avait l'impression qu'il y avait quelque part où ça calait. Elle refusait de s'ouvrir comme si elle avait peur de quelque-chose. Comme l'avait pensé Jule, mata essayait de l'éviter. Le matin quand il allait au boulot elle dormait toujours et le soir elle s'empressait d'aller dans sa chambre et les week-ends elle s'enfermait dans sa chambre. Un mois s'est écoulé et ça n'a pas changé entre eux c'était toujours la même chose. A la fin Jule a appelé daba pour qu'elle parle avec mata. Daba sachant que ce n'était pas une chose qu'on devrait parler au téléphone, a invité mata chez elle pour le week-end. Pour une fois, elle n'était pas encore couché à l'arrivée de Jule. - bonsoir mata. - Jule cava. - bien et toi? - ça peut aller. Je voulais te dire une chose Daba m'a demandé de venir le voir durant le week-end. - mais c'est une bonne idée comme ça tu vas sortir un peu tu pars quand? - vendredi. - c'est cool ça. Juste après mata s'est levé et à rejoins sa chambre. Il voulait y aller et lui demander pourquoi ce comportement mais il s'est retenu. Sa sœur va sûrement découvrir ce qui ne va pas. II monte juste après elle mais ne réussit pas à dormir en plus il faisait tôt, il est alors redescendu et était étonné de voir Fatou devant la télé. - tu dors pas? Demande-t-il - j'ai dormi toute la journée. - tu t'ennuie trop il te faut trouver une occupation. - oui c'est vrai. - tu veux que je m'en occupe? - non t'inquiète pas tu dois être occupé par le boulot. - Fatou c'est mon travail qui dépend de moi moi je ne dépend de lui donc si tu veux je peux te trouver quelque chose à faire. - nabou s'en occupe déjà - c'est parfait alors. Je peux te poser une question? - oui - pourquoi tu m'evite? - je ne t'évite pas. - mata quand ma sœur était là on discutait tout le temps toi et moi mais depuis son départ on dirait que tu as peur de rester seule dans une pièce avec moi. Qu'est ce que les hommes t'ont fais pour que tu te comporte ainsi? Au lieu de répondre elle se lève mais il la retient. - répond moi. - je ne peux pas te répondre. - pourquoi? - s'il te plaît lâche mon bras. Il ne s'est pas rendu compte qu'il la tenait fermement. - désolé mata si tu veux pas me parler vas-y je ne vais pas te forcer mais ce qui te fais mal tant que tu le partage pas et qu'on trouve une solution ça ne disparaîtra jamais. - excuse-moi je ne voulais pas .. - nan t'inquiète je comprends. Quand tu sera prête pour en parler je serai là et si tu pleures tes larmes secheront sur mes épaules car avec tout ce que tu garde dans ton coeur tu en aura besoin et reste moi je monte. Mata se sentait mal de l'avoir parlé ainsi mais elle se disait que c'était pour son bien. Le lendemain avec Souleymane il se passait une chose bizarre, il n'arrêtait pas de penser à mata. c'était une première depuis très longtemps. C'était inexplicable, tout d'un coup cette fille remplissait toutes ses pensées. Il voulait tellement la revoir que la journée paraissait longue. - tu es silencieux... lui dit talla quand il est entré dans la voiture. - il m'arrive une chose vraiment bizarre que je ne peux pas expliquer. - quoi? - je pense sans cesse à une fille. - à Fatoumata. - non attend comment tu sais ça? - tout le monde le sait sauf vous deux. Tu es amoureux. - pas à ce point. - tu es amoureux c'est tout n'essaie pas de le nier. - mata refuse même de me parler elle ne peut même pas rester dans une même pièce que moi. - ce qui veut dire qu'elle est amoureuse mais qu'elle a peur. - de quoi? - d'une chose qu'elle a vécu une trahison ou une déception.. - ha d'accord. - tu peux mettre sur mon dossier conseiller en amour du gouverneur. - tu n'en rate pas une toi. - tu habite seule avec cette fille tu l'enferme dans la chambre ou dans le salon et tu lui révèle tes sentiments c'est tout tu es le gouverneur qui peut te résister? Et ton charme naturel tu as mis ça où? - mata n'est même pas étonné par mon poste le fait que je sois un gouverneur ne lui fait pas d'effet et mon charme naturel je ne sais même pas si elle en fait attention. - en d'autre terme cette fille se moque de ce que tu peux avoir ou de qui tu es. Hé bien la laisse pas filler même si je sais que tu n'es pas doué pour garder les femmes. - trouve toi une femme d'abord après on en reparle. - suis en route. Il s'est mis à réfléchir sur comment il va faire pour parler avec elle. - sois juste toi Souleymane Ndoye, ça suffira... lance son ami quand il sortit de la voiture. Il lui lance un sourire puis entre dans la maison. Mata était devant la télé. - Fatoumata cissé? - oui Jule. - je t'aime. Comme si elle avait entendu une horreur, Fatou s'est empressé d'aller dans sa chambre. " Ça y est elle fuit encore mais on va parler " si dit-il en la suivant. Il trouve la porte fermé. - mata - je dors Jule à demain. - tu ne vas pas me fuir très longtemps. Je vais faire simple, je t'aime je ne sais pas comment je ne sais pas depuis quand mais je t'aime Fatoumata bintou Rassoul, Fatoumata Zahra la fille du prophète. Jamais je ne vais te décevoir jamais je ne te ferai pleurer, tu sera la femme la plus heureuse sur terre si tu me laisse t'aimer et te montrer que je mérite ton amour. Ouvre la porte s'il te plaît. Il resta encore plus de 10 minutes à faire des déclarations mais elle n'a pas voulu ouvrir la porte. Fatigué, il est monté dans sa chambre.
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