VIIl resta trois jours sans retourner à la maison du Sarrasin. Il voulait se fortifier, prendre du courage, avant de revoir Dionysia. Car en ses longues heures de réflexion, il s’était persuadé de ce que, hélas ! il savait trop bien déjà : qu’il ne pourrait songer au mariage tant que sa mère vivrait. Aucune femme consciente de sa dignité, attachée à son mari, n’accepterait le rôle effacé, infime, que lui laisserait Mme Meurzen. Et du reste, Tugdual ne le demanderait jamais à aucune d’elles. C’était assez qu’il souffrît, lui ! Maintenant, il regrettait d’avoir commencé ce tableau. Sans cela, il eût pu se retirer, peu à peu. Tandis qu’il lui faudrait revoir Dionysia, plusieurs fois encore. Car il avait abandonné le visage, attendant l’inspiration favorable, retardant le moment où il cherche


