VL’atelier de Calixte Sormagnes communiquait à la vieille maison par une galerie vitrée transformée en une sorte de serre. Il était très vaste, très simple, orné seulement de quelques œuvres du vieil artiste et de vases étrusques toujours garnis de fleurs par Dyonisia. Un velum de soie jaune pâle et des rideaux semblables permettaient d’atténuer à volonté la lumière, parfois si vive aux heures du plein soleil. Deux statues, l’une encore informe, l’autre montrant nettement les contours d’un corps d’adolescent, occupaient en ce moment la pensée et les doigts du sculpteur. Elles se dressaient dans le fond de l’atelier, près de quelques œuvres achevées. Car Sormagnes travaillait surtout dans sa chère maison du Sarrasin, qui l’inspirait mieux que tout, assurait-il. Ce fut là que Tugdual vint d


