Martien vole MARIO Crevacore entra dans une sombre fureur lorsqu’il vit, assis sur les barreaux de la fenêtre de sa cellule, Prosper-le-Martien. C’en était trop ! Fou de rancœur, ne réussissant plus à se contrôler, hurlant de rage, il bondit en direction de la lucarne. Il voulait occire la minuscule créature. Tout simplement. Hélas, la colère est une tempête stérile et notre héros s’en rendit compte très vite. L’Administration, bienveillante pour les détenus, avait imaginé de situer l’unique imposte de la cellule au ras du plafond, hors d’atteinte des locataires trop curieux. Sans doute était-ce pour leur épargner la tentation que représente le spectacle de la libre nature, du firmament azuré, de la vie banale, au-delà des murailles. Il est possible, aussi, que ce ne fut que pour mettr


