CDLXIVe nuit La vue de cette jeune personne fit sur Giafar une impression d’autant plus vive, qu’il eut tout le temps de la considérer à son aise tandis qu’elle arrosait, les unes après les autres, les fleurs qui étaient sur sa fenêtre. Lorsque toutes les fleurs furent arrosées, la jeune personne regarda dans la rue ; mais voyant que quelqu’un la considérait, elle se retira précipitamment et ferma la croisée. Giafar attendit longtemps pour voir si la fenêtre ne s’ouvrirait pas une seconde fois. Le soir étant venu, il voulait se retirer ; mais, chaque fois qu’il allait se lever, il sentait en lui-même quelque chose qui lui disait : « Reste, peut-être elle va de nouveau paraître. » La nuit surprit Giafar dans cette attente, et l’obligea d’y renoncer ; il sortit de la petite rue, marcha qu


