CDLXIXe nuit Toute la tribu sortit de ses tentes pour être témoin du combat. Les deux guerriers descendent dans l’arène comme deux lions furieux, s’éloignent d’abord, et fondent ensuite l’un sur l’autre avec la rapidité de l’éclair ; leurs lances ne peuvent résister à la violence du choc, et volent en éclats. Les deux guerriers n’ont point été ébranlés d’une atteinte aussi terrible, et mettent aussitôt l’épée à la main. Les coups sont portés et parés de part et d’autre avec une rapidité que l’œil à peine à suivre ; on s’attaque, on se presse, on s’évite, on se fuit tour à tour ; l’air retentit du cliquetis des armes ; un nuage de poussière couvre les combattants. L’émir ne tarda pas à s’apercevoir qu’il avait affaire à un adversaire qui ne lui était point inférieur : il ne jugea pas à pr


