CDLXXe nuit Prévenu de cette idée, et craignant que cet objet charmant ne disparût, s’il croyait être aperçu, le prince résolut de se cacher, et choisit un endroit favorable à son dessein. Il y était à peine retiré, qu’il aperçut une troupe d’oiseaux de la grosseur des colombes, dont le plumage brillait des plus vives couleurs, qui vinrent s’abattre aux pieds de la belle inconnue. Ces oiseaux, qui étaient au nombre de quarante, furent aussitôt métamorphosés en autant de jeunes nymphes d’une beauté admirable, mais cependant bien inférieure à celle qui avait d’abord fixé les regards du prince. Elles s’inclinèrent profondément devant elle, et la saluèrent en l’appelant leur souveraine : « Pourquoi, leur dit-elle, ne vous êtes-vous pas rendues ici en même temps que moi ? Je vous ai dit que j


